Trois condamnés à mort pour les attentats de Bombay

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Trois condamnés à mort pour les attentats de Bombay

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Fahmeeda Sayyed, à son arrivée au tribunal jeudi. Elle a été condamnée à la pendaison «jusqu'à ce que mort s'en suive» pour meurtre, conspiration et terrorisme.

Photo AFP

Agence France-Presse
Bombay

Trois personnes dont un couple accusés d'attentats à la bombe en 2003 à Bombay ayant fait 52 morts ont été condamnées à mort jeudi par un tribunal anti-terroriste indien.

Le juge M.R. Puranik a décidé que Haneef Sayyed, son épouse Fahmeeda Sayyed et Ashrat Ansari «devaient être pendus par le cou jusqu'à ce que mort s'en suive», pour meurtre, conspiration et terrorisme.

Les trois accusés avaient été reconnus coupables la semaine passée d'attentats à la bombe le 25 août 2003 devant le célèbre monument la Porte de l'Inde et dans le quartier des joailliers du bazar de Zaveri.

Ils sont restés impassibles lors de la lecture du verdict mais leurs avocats ont annoncé qu'ils allaient faire appel de leur condamnation à mort, peine rarement appliquée en Inde et souvent commuée en réclusion à perpétuité par le président.

Le procès a permis d'établir que le trio avait agi en représailles d'atrocités commises par des Hindous contre des Musulmans dans l'État du Gujarat (ouest) en 2002. Ils avaient pris le nom de «Force de vengeance musulmane du Gujarat».

Le procureur Ujjwal Nikam a affirmé qu'ils étaient également membres du groupement islamiste pakistanais interdit Lashkar-e-Taiba (LeT), considéré comme responsable d'une série d'attaques coordonnées du 26 au 29 novembre dernier contre des lieux symboliques et deux hôtels de luxe de Bombay ayant fait 174 morts (dont 9 des 10 assaillants).

Le procureur Nikam a rejeté les arguments des avocats de la défense réclamant une peine d'emprisonnement. Il a estimé que les crimes commis appartenaient à l'une des «rares» catégories pour lesquels un magistrat pouvait juger approprié de prononcer la peine capitale. Les attaques à la bombe avaient été méticuleusement préparées et menées en plaçant des engins fortement explosifs dans les coffres de taxis provoquant «le massacre de personnes innocentes», a souligné le magistrat.

Ce procès était le plus important à Bombay depuis celui des attentats du «Vendredi Noir» lorsque 257 personnes avaient été tuées en 1993 dans des attaques à la bombe et au moins 800 autres avaient été blessés.

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