G8: Obama favorable à une diminution du nombre de sommets

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G8: Obama favorable à une diminution du nombre de sommets

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Le président américain Barack Obama

Photo: AFP

Agence France-Presse
L'Aquila

Le président américain Barack Obama s'est déclaré vendredi en faveur d'une diminution du nombre des sommets, et à une réforme du G8 et des Nations unies à l'issue d'une réunion des huit pays les plus industrialisés à L'Aquila (centre).

Interrogé sur la pertinence du G8, concurrencé par d'autres forums internationaux jugés plus représentatifs comme le G20 ou le G14, M. Obama a jugé qu'une évolution était en cours et qu'à l'issue de celle-ci, il sera possible de trouver la «bonne formule».«Ce qui sera exactement le bon format est une question dont nous allons débattre», a expliqué M. Obama.

«Une chose à laquelle j'aspire c'est à une diminution du nombre de sommets», a expliqué devant La Presse le président américain, soulignant que les États-Unis restaient «évidemment» un partenaire engagé dans la concertation internationale.

Mais, a-t-il ajouté en faisant allusion aux sommets, «je pense qu'il existe la possibilité de les diminuer et de les rendre plus efficaces».

D'une manière générale, il s'est prononcé pour une réforme et une rénovation des institutions internationales, à commencer par les Nations unies ou le G8, institutions «datées», a-t-il dit.

«Penser que ces institutions peuvent appréhender correctement les énormes changements intervenus au cours des dernières décennies n'a pas de sens», a-t-il déclaré.

Il a précisé avoir parlé de la réforme de l'ONU avec son secrétaire général Ban Ki-Moon, également présent à L'Aquila à l'occasion du sommet du G8. «Je suis un fervent supporter de l'ONU, mais elle a besoin d'être revitalisée et réformée», a-t-il affirmé.

Il s'est également dit favorable à un élargissement du G8 aux pays émergents comme l'Inde, le Brésil ou la Chine, soulignant qu'en leur absence, il n'était pas possible de régler les grands problèmes internationaux.

«Une chose qui est absolument vraie, c'est que pour nous le fait de croire que nous pourrons répondre aux grands défis internationaux en l'absence de grandes puissances comme la Chine, l'Inde ou le Brésil, me semble tout simplement erroné», a-t-il déclaré.

Il s'est également prononcé en faveur d'une représentation d'autre pays sans toutefois définir quel serait le chiffre idéal.

«Avoir des continents entiers comme l'Afrique ou l'Amérique latine qui ne sont pas représentés dans ces grands forums internationaux et ces organisations où se prennent des décisions ne va pas fonctionner», a-t-il averti.

Le groupe des huit ou «G8» rassemble les États-Unis, le Japon, le Canada, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Italie et la Russie. Le G5 regroupe de son côté la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud, le Brésil et le Mexique. Le G14, évoqué de son côté par le président français Nicolas Sarkozy, regroupe les deux groupes précédents auquel il faut rajouter un pays invité, l'Égypte à L'Aquila. Enfin le G20 rassemble le G8, le G5 ainsi que l'Argentine, l'Australie, l'Indonésie, l'Arabie Saoudite, la Corée du Sud, la Turquie et l'Union européenne.

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