«Que l'on ne se méprenne pas sur le fait que nous n'accepterons jamais une Corée du Nord dotée d'armes nucléaires», a déclaré M. Gates à des soldats américains et sud-coréens sur la base militaire de Yongsan, à Séoul. «Le danger posé par le régime nord-coréen demeure et il est devenu encore plus meurtrier et déstabilisateur», a ajouté le responsable américain qui arrivait en provenance de Tokyo.
La Corée du Nord, qui a procédé à deux essais nucléaires (9 octobre 2006, 25 mai 2009) et à des tirs de missiles, a abandonné en avril les pourparlers à Six (les deux Corées, États-Unis, Chine, Japon, Russie) après des sanctions des Nations unies. Elle s'est cependant déclarée prête, début octobre, à reprendre les négociations à condition d'avoir une discussion bilatérale avec Washington.
Washington a indiqué y être disposé, mais seulement dans le cadre des discussions à six pays.
M. Gates a ainsi assuré que les États-Unis travailleraient en étroite collaboration avec leurs partenaires de dialogue sur le dossier nucléaire.
Il a également prévenu que, face à la menace nord-coréenne, Washington userait de «tous les moyens de dissuasion» et de «l'ensemble de la puissance de l'Amérique -- depuis le parapluie nucléaire jusqu'aux frappes conventionnelles et à la défense antimissiles».
«Je veux que nos alliés sud-coréens sachent que l'Amérique continuera de se tenir à vos côtés, épaule contre épaule, comme un ami proche et un partenaire fiable», a-t-il ajouté.
Les États-Unis ont 28.500 soldats stationnés en Corée du Sud.
Les relations entre les Corées se sont nettement dégradées avec l'arrivée au pouvoir en février 2008 de Lee Myung-Bak, un conservateur partisan d'une ligne ferme à l'égard du voisin communiste.
Le régime nord-coréen a récemment annoncé n'être plus lié par l'armistice de 1953 ayant mis fin à la guerre de Corée.
M. Gates doit quitter jeudi la Corée du Sud pour participer à une réunion des ministres de la Défense de l'OTAN en Slovaquie.











