Irlande du Nord: deux soldats tués sur une base de l'armée

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Irlande du Nord: deux soldats tués sur une base de l\'armée

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Des policiers se sont rendus sur la base de Masserene.

Photo: AFP

Agence France-Presse
Belfast

Deux soldats ont été tués dans une attaque à l'arme à feu contre une base de l'armée britannique en Irlande du Nord, a annoncé la police samedi, une action qui fait craindre un retour aux violences d'avant 1998.

«Deux personnes ont été tuées, deux hommes membres du personnel militaire», a déclaré un porte-parole de la police, ajoutant que quatre autres personnes avaient été blessées, dont deux autres militaires.

L'attaque a eu lieu vers 21h40 locale à l'état-major du génie à Masserene, dans le comté d'Antrim, au nord-ouest de Belfast.

Quelque 30 à 40 coups de feu auraient été tirés, tandis que le mode opératoire utilisé, véhicule ou non, n'était pas connu immédiatement.

Le député unioniste Jeffrey Donaldson a déclaré à la chaîne de télévision BBC qu'il avait compris que des hommes armés de mitraillettes avaient pénétré dans la caserne en se faisant passer pour des livreurs de pizza.

«C'est une terrible attaque. j'ai compris que des hommes armés de mitraillettes avaient pénétré dans l'entrée de la caserne de Masserene à Antrim et ouvert le feu,» a-t-il déclaré, ajoutant qu'ils sont entrés «sans doute avec une camionnette chargée de livrer des pizza».

«Cela rappelle terriblement les conséquences du terrorisme. On a eu cela dans le passé et personne voulait que cela arrive de nouveau en Irlande du Nord», a ajouté Jeffrey Donaldson.

«Cela nous ramène aux mauvais vieux jours que nous avions laissé depuis longtemps derrière nous», a de son côté déclaré Thomas Burns, député nationaliste, à la BBC, en indiquant que la suspicion se dirigeait vers les dissidents républicains.

Un porte-parole du Premier ministre britannique Gordon Brown a condamné cette «attaque terrible», et mis en garde contre ceux qui veulent faire «dérailler le processus de paix». «Ceci (est le résultat) de la menace grandissante posée par ceux qui veulent ignorer les souhaits de la très grande majorité de la population d'Irlande du Nord et tentent de faire dérailler le processus de paix», a-t-il déclaré.

L'Ulster a connu 30 ans de violences, connues sous le nom de «Troubles», et qui ont fait 3 500 morts environ de 1969 à 1998. Ces violences ont pris fin avec les accords de paix de 1998, dits du Vendredi saint.

En 2007, une étape historique avait été franchie en Irlande du Nord avec l'installation d'un nouveau gouvernement partagé entre les ennemis d'hier, le protestant Ian Paisley et le catholique Martin McGuinness.

Toutefois, au cours de ces derniers 18 mois, on avait noté dans la province un regain de violence, émanant de paramilitaires républicains, opposés au processus de paix. Plus d'une dizaine de tentatives de meurtres avaient été enregistrées contre des officiers de police.

Au début du mois de mars, le chef de la police en Irlande du Nord, Hugh Orde, avait mis en garde contre la menace grandissante d'attaques de dissidents contre des officiers de police.

«On a constamment indiqué que la menace contre les officiers de police a augmenté». Ils (les dissidents) sont déterminés à tuer des officiers de police faisant leur métier», avait déclaré Hugh Orde.

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