Des photos aériennes ont permis de déterminer que des chantiers ont été lancés dans une soixantaine de colonies en «directe violation» du moratoire, qui doit expirer le 26 septembre, a affirmé la Paix Maintenant.
«Dans certains endroits, le gouvernement n'est pas au courant, alors qu'ailleurs, il tente d'ignorer les faits», a affirmé Yariv Oppenheimer, le secrétaire général de la Paix Maintenant.
Le ministère israélien de la Défense qui délivre les autorisations de construire n'a pas été en mesure de réagir à ces informations.
«En temps normal, une moyenne de 1 130 logements sont construits tous les huit mois dans les colonies, si bien que le gouvernement n'a gelé qu'un peu plus de la moitié des projets», a ajouté la Paix Maintenant.
Les nouveaux logements s'ajoutent au 2 000 appartements et maisons dont la construction avait été autorisée juste avant l'entrée en vigueur du moratoire décidé par le gouvernement de Benjamin Nétanyahou sous la pression des États-Unis pour tenter de relancer des négociations directes entre Israël et les États-Unis.
Les Palestiniens exigent comme condition à une reprise de ces négociations directes gelées depuis la fin 2008 un arrêt total de la colonisation y compris à Jérusalem-Est conquis et annexé par Israël, dont ils veulent faire la capitale de leur futur État.
M. Nétanyahou a rejeté une prolongation du moratoire qui ne concernait pas Jérusalem-Est.
La municipalité israélienne de Jérusalem a pour sa part donné lundi son feu vert à la construction de 40 logements à Pisgat Zeev, un quartier israélien de Jérusalem-Est.
Quelque 250 000 Palestiniens vivent dans le secteur oriental de la Ville sainte et environ 200 000 Israéliens se sont installés dans une douzaine de quartiers de colonisation érigés à Jérusalem-Est, tandis que 300 000 Israéliens résident dans les colonies de Cisjordanie.









