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Le motel demeure ouvert

Réveil brutal au motel L'Ermitage

 

Pascal Morin
La Tribune

Réveil brutal, lundi matin, pour une cinquantaine de personnes qui logeaient au motel L'Ermitage, rue King Ouest. C'est dans le stationnement de l'endroit qu'ils ont dû terminer leur nuit, un incendie ayant forcé l'évacuation complète du bâtiment vers 5 h 20.

Le brasier a pris naissance au premier étage, dans la chambre 225, laissée vacante depuis peu par son occupant. On ne sait pas si c'est une défaillance électrique ou un article de fumeur qui est à l'origine de l'incident.

Incommodés par une odeur de fumée, des clients de l'endroit ont rapidement alerté la réception, qui a ensuite communiqué avec le propriétaire de l'endroit, Normand Bolduc. À son arrivée sur les lieux, ce dernier a voulu aller vérifier ce qui se passait à l'intérieur de la chambre 225, mais dès l'ouverture de la porte, de puissantes flammes l'ont fait changer d'idée. Les pompiers ont immédiatement été dépêchés sur les lieux pour maîtriser l'incendie qui prenait de plus en plus d'ampleur.

Au même moment, les occupants des chambres voisines sont sortis de leurs appartements pour aller se réfugier dans le stationnement.

«Quand nous sommes arrivés, les flammes dépassaient la toiture, a raconté le capitaine Rémy Beaudieu, du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPIS). En tout, quatre casernes ont été mobilisées pour contenir l'incendie. Le type de construction nous a beaucoup aidé; les planchers de bétons ont ralenti la propagation.»

De son côté, Normand Bolduc n'a pu que constater avec déception l'étendu des dégâts. Au moins cinq unités ont été endommagées par l'eau et les flammes. Il ne connaissait toutefois pas la valeur des dommages.

«J'espère que ce n'est pas une cigarette qui a causé ça parce que cette chambre était non fumeur, a-t-il révélé, tout en indiquant que le motel serait rouvert rapidement. On a 80 chambres ici. Aussitôt que les électriciens nous donnent leur consentement, nous allons rouvrir l'autre section.»

Même si personne n'a été blessé parmi les occupants, personne n'a apprécié être jeté à la rue en pleine nuit.

«On s'est réveillés et ça sentait la fumée. Nous sommes sortis de la chambre et le feu sortait de la porte et les fenêtres d'une des chambres au premier étage. Pourtant, le détecteur de fumée ne s'était pas déclenché, ont confié le Montréalais Gaétan Huet et sa conjointe Amékim Roy. Les deux sorties pour descendre au premier étaient bloquées par le feu, alors nous avons mis nos t-shirt sur nos visages et nous sommes passés à travers.»

«Ma mari et moi pensions que c'était des gens qui partaient. Mais quand on a entendu crier 'au feu!', on s'est dépêchés de sortir, a quant à elle témoigné Hélène Boivin, originaire de Prévost dans les Laurentides. J'ai eu la peur de ma vie, mais heureusement, tout le monde est sain et sauf...»

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