L'athlète de Hatley en sera à une quatrième participation aux Jeux paralympiques, et c'est à Athènes, où elle a obtenu des médailles de bronze au 400m et au 1500m qu'elle a obtenu le plus de succès.
Cette année, Roy s'est qualifiée pour les distances du 400m, du 800m, du 1500m, du 5000m et du marathon et elle entrevoit de bons résultats, sans pour autant tomber dans l'euphorie et la confiance à outrance.
«Le 1500m et le 5000m sont les distances les plus accessibles en terme de podium. Quant au marathon, ce qui pose problème, c'est que la finale du 1500m se déroulera la veille; ça risque d'avoir une influence», a indiqué l'athlète spécialisée dans les longues distances.
Quand même, cette dernière préfère avoir un horaire plus chargé que trop léger; la récupération, pour les coureurs en fauteuil roulant, s'effectue plus rapidement que pour les athlètes à pied, précise-t-elle.
Diane Roy s'est par contre préparée à affronter un peloton des plus relevé. Que ce soit sur les courtes distances ou celles de longue haleine, la compétition sera féroce.
Le temps où seulement trois ou quatre filles pouvaient rivaliser de puissance, en catégorie T54, est chose du passé.
Et encore une fois, Chantal Petitclerc sera à surveiller, notamment au 1500m et sur les plus courtes distances.
«La stratégie sera donc très importante pour chaque épreuve. Mais je ne me mets pas de pression. J'ai eu une bonne préparation, je suis plus mature qu'à Athènes en 2004. Ce que je veux, c'est bien courir, avoir du fun dans mes courses. C'est dans ces moments que je course le mieux. Le reste va aller tout seul», a précisé Diane Roy.
L'enthousiasme de Roy est partagé par son entraîneur, Jean Laroche. Ce dernier, qui supervisera six athlètes à Pékin, croit que sa protégée est mûre pour une grosse prestation.
«Il n'y a pas de doute, Diane est l'une des meilleures au monde. Le 1500m, le 5000m et le marathon constituent ses meilleures chances de médaille. Mais on ne peut jamais prévoir une compétition; à preuve, elle a gagné le bronze au 400m, en 2004», a-t-il fait valoir.
«C'est n'est pas la coureuse la plus talentueuse, mais certainement l'une de celles qui travaille le plus. Et je dirais que plus elle a de boulot, meilleure elle est.»
Seule petite incertitude; le 5000m sera la première compétition paralympique pour Diane Roy à Pékin. Dans le meilleur des mondes, il aurait fallu que la distance soit courue en fin de calendrier.
«Mais elle a tout de même de bonnes chances; c'est une fille très exigeante envers elle-même et malgré le fait qu'elle temporise ses attentes, je sais qu'elle vise haut. Très haut», a réitéré Laroche.









