• > La liberté en éducation: un droit à reconquérir

La liberté en éducation: un droit à reconquérir

La Tribune

Les parents qui se mobilisent pour retirer leurs enfants du cours d'Éthique et culture religieuse (ÉCR) sont des gens responsables qui ont à coeur la réussite de leurs enfants.

Depuis longtemps déjà, ils se sont documentés sur le contenu et les objectifs de ce nouveau cours, tant pour le primaire que pour le secondaire.

La Coalition pour la liberté en éducation (CLÉ), créée dans la région de Québec en 2007, a rejoint bon nombre de parents et d'éducateurs de partout au Québec qui se sont intéressés à cette cause. Un site Internet a été créé dès septembre 2007 pour informer les gens des enjeux juridiques et pédagogiques qu'occasionne la mise en place du cours d'ÉCR.

Pourquoi faut-il se mobiliser encore? D'abord, pour dénoncer la perte d'un droit fondamental, enlevé lorsque l'article 41 de la Charte québécoise des droits et libertés a été modifié, en juin 2005. Cette partie de l'article 41 qui a été supprimée mentionnait que les programmes scolaires devaient respecter les croyances et convictions des parents dans les institutions d'enseignement. Cet amendement à la Charte a été fait sans consultation ni débat publics et avec l'appui unanime des deux partis d'opposition. C'est un scandale politique sans précédent, compte tenu de l'importance de cette modification législative et du silence complice des médias au moment du vote à l'Assemblée nationale.

Les promoteurs du cours ÉCR ont eu la tâche facile par la suite. Ils n'avaient qu'à bien vendre leur salade avec les beaux mot: "ouverture au monde", "tolérance", "paix sociale", etc. Ils ont oublié qu'au-delà de leurs nobles objectifs civiques, demeure la réalité concrète des croyants et des incroyants.

Peut-on enseigner à des jeunes différentes conceptions de la vie après la mort sans avoir de préjugés sur cette question? Les enseignants pourront-ils être neutres lorsqu'ils seront questionnés sur leur choix à eux: résurrection, réincarnation ou rien après la mort? Seront-ils capables de dire qui est le Vrai Dieu qui s'est révélé parmi toutes les religions présentées? Les jeunes questionneront leurs enseignants pour connaître la Vérité. Que leur répondront-ils?

Les risques sont très élevés que les réponses des enseignants contredisent les choix des parents en matière de religion. C'est là que le bât blesse: le droit à la liberté de religion et à liberté de conscience des enfants, suivant le choix des parents, est brimé.

La CLÉ demande donc à l'État québécois de donner la liberté aux parents de choisir ce cours ou de le refuser. À cela, elle demande à ce que la Loi 95 soit modifiée à nouveau pour remettre l'Article 41 de la Charte comme il était avant le 15 juin 2005.

Par ailleurs, compte tenu des statistiques et de la réalité sociologique du Québec d'aujourd'hui, la présence majoritaire des catholiques devrait avoir un impact sur la démocratie scolaire.

Les parents catholiques doivent faire valoir leur point de vue à leur Conseil d'établissement et auprès des Commissions scolaires. Ce n'est pas un enjeu banal et chacun peut faire sa part, dans le respect des convictions des autres personnes.

Michel Labonté

Windsor

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer