Placés stratégiquement où il y a un large historique d'actes de vandalisme et orientés vers les bâtiments, ces dispositifs réagissent au mouvement et à la chaleur. Conservés de façon sécuritaire au département du service informatique de la Ville, les enregistrements serviront de preuves à d'éventuelles poursuites judiciaires.
Selon M. Richard, l'installation de ces caméras était devenue nécessaire. Au cours des dernières années, la municipalité a dépensé des centaines de milliers de dollars pour embaucher des travailleurs de rues, des travailleurs de parc et des patrouilleurs à pied dans le but que cessent ces méfaits, mais n'a obtenu que peu de succès. Au cours de la dernière période estivale, le vandalisme a coûté plus de 10 000$, seulement en matériaux.
Le maire souhaite être en mesure de retirer ces caméras dans un avenir rapproché, lorsque les comportements des malfaiteurs auront changé. «J'ai confiance que cette mesure aura un effet dissuasif. Lorsqu'on en aura pris un ou deux, le bouche à oreille se fera et on aura enfin le respect. À ce moment, nous pourrons retirer les caméras», a-t-il indiqué.
Des caméras légales?
Mis au fait de l'installation de ces dispositifs d'enregistrement, l'ancien policier de la GRC, Yves Ross, est monté aux barricades afin de questionner les élus sur la légitimité et la légalité de ces caméras.
À titre de réponse, le directeur général par intérim, Jean Porier, a brandi un document résumant la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels adoptée en mai 2008 et qui permet aux instances municipales de se doter de ce type d'équipement à condition de respecter certaines règles de base.
Me Poirier a d'abord indiqué que les caméras ne servaient pas à surveiller les gens d'une façon générale et qu'il n'y avait pas de surveillance en temps réel des images. Il a spécifié que l'accès aux enregistrements était limité à une poignée de personnes assermentées et sécurisé par un code d'accès. De plus, des panneaux d'affichage seront installés au cours des prochaines semaines afin d'informer la population de la présence de ces caméras.
La Ville de Victoriaville a également fait savoir qu'elle possédait une caméra installée au dépôt à neige afin d'en gérer les allées et venues et 21 autres à proximité des sources d'alimentation en eau potable. Ces dispositifs ont été installés afin de se conformer à une demande de l'American water works association.










