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Mont-Orford: la position de la ministre bien accueillie

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Mont-Orford: la position de la ministre bien accueillie

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Roger Nicolet

Archives La Tribune

 

JEAN-FRANÇOIS GAGNON
La Tribune

(MAGOG) Les déclarations de la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec, Line Beauchamp, concernant le plan de relance de la station Mont Orford ne semblent pas avoir déstabilisé le préfet de la MRC de Memphrémagog, Roger Nicolet, bien qu'elles remettent partiellement en question la proposition soumise par le milieu.

«D'après moi, Mme Beauchamp ne suggère qu'un ajustement mineur au scénario que nous avons proposé», a d'emblée déclaré M. Nicolet lors d'une entrevue accordée à La Tribune hier.

 

Dans un texte paru dans l'édition de samedi de La Tribune, la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs affirmait que le gouvernement provincial ne pourra demeurer propriétaire des équipements de la station Mont Orford, ce qu'aurait souhaité la MRC.

S'il préfère se montrer optimiste, le préfet admet toutefois que la situation sera plus critique si le gouvernement essaie de récupérer une partie importante de l'argent offert à André L'Espérance, l'ancien gestionnaire de la station, lors d'une éventuelle vente.

«Ce sera une autre paire de manches, advenant que Québec désire retrouver les quelque 10 millions $ consentis lors du rachat du bail de M. L'Espérance», convient Roger Nicolet.

Cela dit, il croit que le «bon sens va prévaloir. Si on surcharge le futur exploitant, il ne réussira pas à atteindre la rentabilité. Il y a des investissements à faire rapidement dans la station. Si on ajoute à cela un montant important pour l'achat des équipements, ce sera très difficile».

«Le désir exprimé par le gouvernement du Québec ne nous empêche pas de trouver une solution. Mais il est certain qu'il faudra qu'il accepte de travailler avec nous pour qu'on avance.»

Quant à lui, le conseiller syndical Marc Bellemare, qui siégeait également au comité de relance de la station Mont Orford, confie qu'il comprend parfaitement la position de la ministre Beauchamp à l'égard des équipements. «C'est une question de gros bon sens. Le gouvernement ne peut pas rester propriétaire des installations», lance-t-il.

À ses yeux, il serait cependant mal venu que le gouvernement du Québec réclame à un éventuel acheteur une somme supérieure à la valeur réelle des actifs. «On comprend qu'il n'est pas en mesure de donner les équipements, car il doit préserver son image. On est en récession après tout. Mais un prix trop élevé serait aussi inacceptable», soutient M. Bellemare.

Le conseiller syndical prétend qu'un seul équipement a encore véritablement de la valeur à la station Mont Orford. Il s'agit de la remontée mécanique reliant le chalet au sommet du mont Orford, laquelle a été achetée à l'époque du passage d'André L'Espérance à la tête du centre de ski.

Enfin, Marc Bellemare paraît satisfait de la position de Line Beauchamp à l'égard des projets de remontées mécaniques pour relier le centre de ski à deux futurs développements immobiliers. Pour elle, il s'agit d'une «vision d'avenir faisant partie du consensus régional».

 

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