Entrevue avec Stephen Harper

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Entrevue avec Stephen Harper

Agrandir

Lors de son passage à Adstock jeudi, le premier ministre Stephen Harper a pris quelques minutes pour répondre aux questions du journaliste de La Tribune Nelson Fecteau, en présence de son lieutenant au Québec, le député de Mégantic-L'Érable, Christian Paradis.

La Tribune, Jean-Charles Poulin

 

Nelson Fecteau
La Tribune

(ADSTOCK) De passage dans la région de Thetford Mines jeudi pour y faire l'annonce de l'amélioration de l'accès aux services internet à large bande en milieu rural, le premier ministre Stephen Harper a accordé une entrevue à La Tribune dont voici l'essentiel:

Quand croyez-vous que le Plan d'action économique et le Programme des infrastructures commenceront à se faire sentir dans les régions?

 

C'est commencé. À mon avis, ce n'est pas la fin de la récession, mais des nouvelles plus optimistes nous proviennent d'ailleurs dans le monde et au pays. Les mesures de relance énormes d'ordre fiscal et économique mises de l'avant par les gouvernements depuis l'automne dernier en sont la raison principale. Elles commencent à avoir des effets sur l'économie. Au chapitre des infrastructures, nous avons 3000 projets qui se développent actuellement à travers le pays. Il y a beaucoup plus à faire. C'est un programme de deux ans. Nous en sommes au cinquième ou sixième mois.

Certaines industries connaissent des difficultés avec la clause Buy American. Que fait le gouvernement?

Nous nous en inquiétons. J'ai parlé des dangers du protectionnisme lors des sommets internationaux du G8 et du G20. Lors des deux dernières décennies, la croissance économique à travers le monde était due à la croissance du commerce international. Il est essentiel d'éviter le protectionnisme qui prolongerait la récession pendant des années.

Je l'ai déjà dit et j'ai l'intention de le redire quand je rencontrerai M. Obama en août. Si les Canadiens et les Américains ne peuvent pas régler leurs problèmes de commerce, cela représentera un grand risque pour le monde entier en raison du fait que nos deux pays ont la relation commerciale la plus proche au monde.

Depuis qu'il a proposé cette clause, le Congrès a respecté ses obligations légales mais, selon les traités internationaux et l'Aléna, les provinces, les états, les municipalités et les autres niveaux de gouvernement ont le droit d'adopter des mesures protectionnistes.

Je pense que l'administration Obama en comprend les dangers. Nos municipalités achètent plus de produits aux États-Unis que leurs municipalités achètent au Canada. On ne veut pas de guerre commerciale entre nos deux pays au niveau municipal. Cette clause est trop dangereuse. Je vais aborder cette situation avec le président Obama en août. J'espère que nous trouverons des façons de régler ce problème.

Quelle importance accordez-vous à l'économie des régions?

Pour nous, c'est très important. Nous sommes le parti des régions. Nous sommes le pays des régions. C'est ma philosophie. On ne peut pas définir le Canada par Montréal, Toronto et Vancouver. On doit avoir une compréhension de la nature de notre pays qui est un pays où la richesse réside dans les régions. On doit s'assurer que dans l'avenir, nous utiliserons la vraie richesse de ce pays. Les villes demeureront très importantes dans notre économie, mais ce qui définit le Canada comme un pays différent des autres pays industrialisés, c'est la nature de la richesse de nos régions.

Le gouvernement Harper continuera-t-il de défendre et de promouvoir l'utilisation sécuritaire de l'amiante chrysotile?

Absolument. Nous gardons notre position d'appuyer l'usage sécuritaire pour l'exportation du chrysotile. D'ailleurs c'est un dossier qui démontre la différence entre notre parti et les autres partis nationaux qui se sont tous engagés à fermer cette industrie. Nous sommes un pays des régions. On ne peut pas voyager à travers le Canada et menacer de fermer les économies des régions sans compromettre l'avenir du Canada. Ces partis ont des perspectives tout à fait urbaines. Ils ne comprennent pas l'économie des régions et la nature de l'économie canadienne.

Souhaitez-vous la tenue d'élections générales à l'automne?

Non. Personne ne veut ça. Nous traversons la pire crise économique mondiale depuis la Seconde Guerre mondiale. Malgré le chômage, malgré les difficultés, le Canada est dans une bonne position relativement aux autres pays. Nous sommes les derniers à avoir été touchés par cette récession. Nous sommes jusqu'à maintenant les moins touchés et nous sommes les premiers à recevoir des signes d'optimisme. Franchement, ce serait fou d'aller vers l'instabilité politique. Nous venons d'avoir une élection il y a moins d'un an. Nous en avons tenu trois en quatre ans.

La population ne veut pas des partis qui veulent augmenter les dépenses de façon permanente et augmenter taxes et impôts pendant une récession mondiale. Les trois partis de gauche menacent constamment de se regrouper pour nous défaire mais la population ne veut pas de tels partis en cette période. Nous avons un programme avec le plus petit déficit des pays majeurs développés et le plus gros plan d'action économique. Les chiffres révèlent que ça commence à fonctionner. (...)

J'encourage les partis de l'opposition à travailler avec nous sur des projets, des idées réalistes et raisonnables ciblant l'économie.

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer