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«Ma chère France, c'est à ton tour!»

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«Ma chère France, c\'est à ton tour!»

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France Beaudoin et France Castel.

Imacom, Frédéric Côté

Luc Larochelle
La Tribune

Ce n'était pas arrangé avec le gars des vues. Cet alignement des planètes est pure coïncidence. Une heureuse et chaleureuse coïncidence.

La venue de France Beaudoin et de son plateau à Sherbrooke avait été planifiée pour l'ouverture des nouveaux studios de Radio-Canada en Estrie. Cette sortie est tombée pile sur le jour de ses 40 ans. Anniversaire mémorable parmi les siens, proche de son mari et de ses enfants, de sa mère et de sa soeur, dans sa région, et souligné devant le pays tout entier.

 

«Chantez avec moi, Ma chère France, c'est à ton tour...» a lancé la coanimatrice de la semaine, France Castel, en clôture de l'émission de mardi. De chaque côté de la scène, le choeur des spectateurs a répondu.

«Maintenant que tout le monde le sait, on va fêter tard», s'est laissée porter l'animatrice. Mais avant d'avoir l'esprit à la fête, celle-ci devait travailler tard, car le plateau enchaînait avec l'enregistrement de l'émission qui sera diffusée jeudi.

«France a toujours voué une affection profonde aux personnes qu'elle côtoie. Elle leur a toujours été reconnaissante et infiniment fidèle. Ces retrouvailles avec l'Estrie, avec son monde, avec des membres des équipes de télé où tout a commencé pour elle, c'est un message que le destin lui a envoyé, un message pour ses 40 ans. Elle ne pouvait recevoir plus beau cadeau», confiait quelques heures plus tôt son complice de vie, le comédien Vincent Graton.

La première soirée, lundi, avait elle aussi été galvanisante. Si électrisante qu'elle avait gardé l'animatrice éveillée une bonne partie de la nuit.

«Les gens n'ont pas idée de la poussée d'adrénaline. Après les deux émissions de lundi, France était encore survoltée à son retour à la maison. Au lieu de se mettre au lit, elle a replongé dans ses notes jusqu'à trois heures du matin», a décrit son mari.

Sa mère, Crescence, et sa soeur Josée n'auraient pour rien au monde manqué l'émission de mardi.

«Je suis tellement fière de ce que ma grande fille est devenue, de toute la maturité qu'elle a acquise. J'ai déjà eu peur qu'elle se perde dans cet univers exigeant mais je sais aujourd'hui qu'elle a la force pour rester en équilibre et pour mener une carrière artistique en s'occupant pleinement de ses responsabilités familiales», célébrait sa mère Crescence.

«J'ai côtoyé la femme qui débutait sa carrière à la télé. À 30 ans, elle avait le goût du défi, elle relevait les projets les uns après les autres. Dix ans plus tard, elle est plus épanouie que jamais. Amenez-en des projets, elle a la capacité d'en mener plusieurs de front», a relevé quant à elle l'une de ses bonnes amies sherbrookoises, la notaire Lucie Thibodeau, qui a célébré son mariage il y a cinq ans.

«Tout au long de ce séjour à Sherbrooke, France a rendu sa fébrilité contagieuse aux membres de l'équipe. J'ai travaillé avec de grands animateurs de talk-show, Jean-Pierre Coallier, Julie Snyder et Sonia Benezra. La paire des deux France de l'Estrie est assez exceptionnelle», s'enthousiasmait Luc Rousseau, l'un des architectes de la quotidienne «Bons baisers de France».

/////

La frénésie de cette escapade au centre-ville de Sherbrooke est terminée. L'équipe de télé rentre dans la métropole. La famille Graton-Beaudoin aussi. Même pas le temps de quelques jours de répit, à se la couler douce au lac Magog.

Car demain sera une autre journée à inscrire dans le cahier des souvenirs précieux: maman France accompagne sa plus vieille, Juliette, à la maternelle.

«Il n'y aurait pas eu une journée de travail assez importante pour me faire rater ça. Avant que ne commence la saison de télé, j'avais déjà vérifié la date de la rentrée et j'avais prévenu l'équipe: le jeudi 27 août, vous m'oubliez. Même pour les émissions à Sherbrooke, ça n'aurait pas été négociable», avait-elle déjà tranché.

Maman l'aventurière s'est jurée de ne pas se laisser prendre au jeu de l'émotion.

«J'ai vu évoluer Juliette, je la sens prête pour l'école. Elle tracera elle-même son destin. Quant à mon petit Théo, je rêve d'avoir à me lever à sept heures le samedi matin pour l'amener à l'aréna mais à deux ans et demi, il a encore le temps d'y penser», rigole-t-elle.

France Beaudoin rayonne dans sa quarantaine sonnée et assumée.

«Ma soeur traverse une période intense de bonheur. Autant avec sa famille que dans sa carrière. Elle n'est pas du genre à compter les années», commente sa soeur Josée.

Les retrouvailles de cette semaine furent aussi réussies que les épousailles, la toute première fois que France Beaudoin est apparue sur les écrans de l'Estrie.

 

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