Les inconnus n'ont pas d'histoires ou on prend pour acquis qu'ils n'en ont pas à raconter. Ce à quoi Jean McConnell proteste en réclamant d'être entendu.
Ce Sherbrookois de 62 ans compte faire le trottoir durant toute la semaine à Montréal en face des studios de TVA-LCN pour dénoncer l'outrage dont il se dit victime: personne de la chaîne n'a donné suite à sa demande d'entrevue.
«Est-ce qu'il faut que mon nom soit René Angelil ou Vincent Lacroix? Est-ce qu'il faut que je tue ou que je viole?», soulève-t-il avec indignation dans un tract circulant par courriel.
«J'accepte qu'on me refuse une interview mais je n'accepte pas qu'on m'ignore complètement. Je n'ai même pas reçu un accusé de réception pour m'informer que la station avait bel et bien reçu ma requête et mon livre», se plaint l'auteur McConnell.
Ce dernier lance Les séquelles de mon enfance, prolongement de son premier ouvrage, Un homme pleure, paru en 1978 et qui aurait été vendu à 7000 copies. Jean McConnell ne passe pas par quatre chemins, il traite son père adoptif et sa grand-mère d'enfants de chienne.
«Je vis de prestations d'aide sociale, j'en ai arraché toute ma vie. Ce que j'ai à dire est authentique et peut être utile à d'autres», soutient l'auteur pour justifier son insistance.
S'il ne suffisait que de se convaincre soi-même pour briser le mur de l'indifférence, la cloison serait vite tombée.
Sauf que pour une Nelly Arcan qui émerge en littérature et se fraye un chemin sur les plateaux de télévision, des centaines d'auteurs bûchent pour sortir de l'anonymat et de la pile!
Répondre systématiquement à chaque auteur et à chaque maison d'édition occuperait une personne à plein temps à La Tribune. Je ne suis pas rattaché aux arts, mes collègues se tapent le gros du travail, et pourtant je n'arrive pas à suivre le rythme des propositions de livres. Le silence n'est pas un manque de considération, ce sont les disponibilités qui manquent.
Jean McConnell doit en plus se mesurer aux «Fils de Moïse». Un livre cosigné par les fils aînés du «cruel gourou Moïse Thériault» sort au même moment en librairie aux ÉDITIONS LA SEMAINE. Selon vous, qui a les meilleures chances de remporter la bataille des enfants carencés?
La rédaction d'un livre est souvent le projet d'une vie. En rendre l'écriture jusqu'à la dernière page est un exploit célébré sans l'assurance que les lecteurs se précipiteront pour ouvrir la première.
Coup de chapeau à tous les auteurs qui n'obtiennent pour récompense que leur satisfaction personnelle, plus nombreux que ceux couronnés par la gloire.
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Les super-vedettes, elles, n'ont pas à revendiquer pour obtenir de l'attention. Elle leur colle au talon. Prenez Jean-Luc Mongrain.
Le maître québécois de l'information spectacle a sans aucun doute inspiré les concepteurs de la publicité que le Directeur général des élections du Québec destine à la clientèle des jeunes sur le web. Mais prétendre que sa «gestuelle caractéristique» devrait être protégée par des droits d'auteur...
Jugez-en en visionnant «Chouinard en direct» sur You Tube. Personnellement, j'ai trouvé cette publicité géniale et hilarante. Aucune allusion directe, rien de compromettant ou de désobligeant qui puisse miner «la crédibilité ou altérer l'image de marque» de Jean-Luc Mongrain.
Quand on est assez populaire et percutant pour inspirer une pub semblable, on devrait se sentir gratifié plutôt qu'offensé. Je ne comprends pas pourquoi l'animateur et ses patrons ont rouspété et persistent dans cette voie.
Remarquez, si, je comprends. Un peu...
D'un seul clic sur You Tube, on compare la publicité du DGEQ avec la montée de lait de «Jean-Luc Mongrain sur les écureuils». Cet extrait nous mène vers d'autres extraits de l'animateur. Vers «les spasmes», «l'école est déconnectée», «Mongrain dans tous ses états», etc.
Ça met en appétit d'aller consulter le Blogue Mongrain. Ça injecte dans le système une bonne dose Mongrain.
L'équipe de promotion de TVA se serait creusé les méninges tout l'été à la recherche d'un concept original pour vendre le retour de Jean-Luc Mongrain au petit écran cet automne qu'elle aurait difficilement pu trouver mieux. Pas besoin d'attendre le prochain gala MétroStar, le prix de LA référence en information a déjà été attribué.











