L'Université de Sherbrooke, le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), le Centre de santé et de services sociaux-Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke (CSSS-IUGS) et le Centre de santé et des services sociaux du Granit s'allient dans un projet mené par la Chaire d'étude en organisation du travail de l'UdeS.
Nouvelles idées
L'objectif? Générer de nouvelles idées sur les façons d'organiser le travail en réseau et à les expérimenter sur le terrain. Des changements concrets sont attendus, notamment l'instauration de nouvelles pratiques à l'ensemble du réseau et l'élimination de dédoublements d'activités entre les établissements. L'équipe de la Chaire d'étude pourra profiter d'une subvention de 250 000 $ de la Fondation canadienne de la recherche sur les services en santé.
Au cours des deux prochaines années, la Chaire poursuivra l'expérimentation d'une nouvelle approche de changement, appelée «communauté stratégique». Celle-ci sera composée d'une douzaine de personnes reconnues du milieu, directement impliquées dans la prestation de soins et de services auprès d'une clientèle cible.
Autres partenaires
«Nous souhaitons transférer ces nouvelles pratiques auprès d'autres partenaires. Cette expérience et les résultats qui en découlent devraient permettre à tout regroupement régional d'établissements de santé au Canada d'appliquer l'approche de la communauté stratégique», indique Mario Roy, titulaire de la Chaire et professeur à la faculté d'administration de l'UdeS.
Concrètement, explique Patricia Gauthier, directrice générale du CHUS, il s'agit d'établir des liens privilégiés entre les trois entités pour que le patient «se retrouve au bon endroit au bon moment, avec le bon intervenant». Le projet permettra de mieux orienter la circulation de la clientèle.
«Pour ce faire, nous consultons nos professionnels sur le terrain et nous regardons avec eux comment nous pouvons traiter les patients à l'intérieur de séjours plus courts au CHUS. Nous voulons aussi que le personnel se connaisse et que, par conséquent, il travaille mieux ensemble. Quand on travaille en silo, le patient qui change d'établissement doit souvent repartir à zéro. Avec cette nouvelle façon de faire, lors d'un transfert, il obtient tout de même les traitements appropriés dès le premier jour.»
Plus de détails dans La Tribune de samedi.











