Beta. Oui, c'est la deuxième lettre de l'alphabet grec. C'est aussi une sorte de poisson tropical et isolé ou encore, une version complète mais encore non testée d'un logiciel informatique. Les B.E.T.A.L.O.V.E.R.S., eux, sont peu tout ça à la fois: un projet musical complet et unique, un autre pour la plupart des membres, qui est en voie d'être lancé."On ne peut pas dévoiler ce que l'acronyme veut dire, c'est un secret", lance le plus sérieusement du monde le chanteur- compositeur-interprète Charles Lavoie. Tout a commencé avec lui, grâce à des chansons qu'il travaillait depuis un certain temps. Et plus tard, par hasard, lorsqu'il a rencontré le contrebassiste Benoît Converset et le guitariste lap-steel et joueur de banjo Jessie Ens, une complicité sans borne s'est installée entre eux.
"En fait, on s'est rencontrés en prison, lance-t-il, à la prison Winter!" De ce rendez-vous quasi-clandestin, il n'en fallait pas plus pour qu'ils se retrouvent de plus en plus fréquemment. "C'est chez Jessie, à Marbleton près du lac d'Argent, dans notre repère de pirates, que tout a pris place. On a passé deux jours à créer et à jouer. C'était la folie!"
C'était il y a à peine deux mois. Depuis, les choses se sont mises à débouler, mais c'est lors du récent concert des amis du Tremplin 16-30 pour Haïti que le responsable de la programmation culturelle de la salle, Charles Fournier, a proposé au groupe de faire un concert... dans deux semaines!
"On a juste envie de jouer. On est rendus là, admet le contrebassiste sans aucune hésitation. On a travaillé beaucoup. En fait, on a travaillé chaque pièce avec précision. Quand on joue ensemble, quand on pratique, on capote!"
Une vaste définition
Bon, c'est quoi, les B.E.T.A.L.O.V.E.R.S.? "C'est du heartrock, du rock du coeur ou de l'anti-folk parce que les structures sont plus libres. On a l'impression de jouer de la musique électronique, mais avec de vrais instruments", expliquent-ils.
Quant aux textes, loin de prô-ner l'engagement politique, Charles Lavoie s'implique socialement en rendant hommage à ceux qui, au quotidien, ont fait de grandes choses. "S'intéresser à des inconnus admirables et aduler les petites choses de la vie, voilà où se situe notre préoccupation sociale et communautaire", note celui qui signe tous les textes. "C'est de la bonne poésie anglophone. Les textes ont du sens", renchérit son complice, Benoît Converset.
Quelques jours à peine avant d'entrer en studio pour l'enregistrement d'un premier EP (mini album), ils restent terre-à-terre. "Nous n'avons pas de grandes ambitions, juste un bon feeling", disent-ils, la tête déjà remplie de projets.
Et pour en savoir plus sur le groupe, sa musique et les prochaines prestations, visitez le www.myspace.com/betalovers/.











