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C'est au fruit que l'on connaît l'arbre

Émilie Windsor, Élie Beaudoin-Côté, Maxime Tessier-Gagnon, Ariane Durocher,... (Imacom, Claude Poulin)

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Émilie Windsor, Élie Beaudoin-Côté, Maxime Tessier-Gagnon, Ariane Durocher, Jeremy Laliberté et Philippe Gravel (à l'avant) font partie des élèvesdu Triolet qui ont pris part au projet Planter de l'air pur.

Imacom, Claude Poulin

Isabelle Pion

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La Tribune

(Sherbrooke) Ils s'étaient fixé comme objectif de planter 10 000 arbres. Ils en ont finalement planté 10 510. Le projet Planter de l'air pur des élèves de santé globale du Triolet devait d'abord servir à financer leur voyage à Banff cet hiver. Au terme de cette activité de financement, tous s'entendent pour dire que l'expérience leur a rapporté beaucoup plus que de l'argent.

D'abord, la satisfaction du devoir accompli. «En plus d'avoir atteint notre objectif, on l'a dépassé», fait valoir Philippe Gravel, l'un des participants au projet.

Les élèves ont travaillé sur les terrains de Domtar, au ruisseau Bernier à Stratford, sur des fermes de la région et au parc national de Frontenac. Au total, une soixantaine de jeunes ont pris part à cette originale activité de financement.

Le groupe s'est allié à beaucoup de partenaires, note Émilie Windsor. «Quand on se met le coeur au projet, on peut bien réussir», souligne-t-elle. Les élèves ont notamment pu compter sur la collaboration de la Fondation canadienne de l'arbre et du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ).

Les adolescents ont aussi offert un service de «plantothon», c'est-à-dire qu'ils ont planté des arbres pour compenser les gaz à effet de serre (GES) émis par les automobilistes. «On est satisfait, lance Jeremy Laliberté. On a éliminé 2000 tonnes de polluants (GES) dans l'air.» En d'autres mots, c'est comme si plus de 500 voitures avaient disparu de la circulation.

Et l'an prochain, ils pourraient peut-être s'attaquer à ceux émis par la compagnie BP, lance en souriant Élie Beaudoin-Côté en faisant allusion à la marée noire dans le golfe du Mexique. En plus de se retrouver dans la nature pour reboiser, les jeunes ont aussi organisé diverses activités de financement plus traditionnelles, comme la vente de chocolat et de café. Bon nombre d'élèves ont déjà amassé tout le financement nécessaire pour le voyage de ski à Banff, qui se déroulera pendant la semaine de relâche.

La forêt pourrait aussi devenir un milieu d'avenir pour certains d'entre eux.

«J'aime la nature, tout simplement», remarque Élie. «C'est un travail qui nous permet de se rapprocher de la nature et ça permet aussi de la protéger», croit pour sa part Jeremy.

«Quand mon père (André Gravel) a proposé ce projet, il avait dans l'idée de faire découvrir les métiers de la forêt», souligne Philippe, l'un des participants.

L'activité de financement pourrait être léguée aux élèves qui voudront amasser des fonds, note le groupe. Différentes organisations l'ont même déjà approché parce qu'elles sont intéressées à leurs services.

Le mot de la fin? Les élèves en profitent pour dire merci à tous ceux et celles qui leur ont donné un coup de main, dont leurs parents et les ingénieurs forestiers André Gravel, Patrick Cartier, Ken Dubé et Éric Lapointe.


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