Il semble effectivement que la ministre n'ait pu considérer comme «frivoles» les préoccupations de deux individus ou groupes à s'être manifestés au cours de la consultation préliminaire de 45 jours. Ces préoccupations, qui seront connues au début de l'audience publique, le 4 mai, concerneraient sur la perte d'habitat des espèces de poissons présentes dans le bassin ainsi que sur l'habitat floristique.
Le nouveau directeur général de la Régie, Frédérick Michaud n'a pas caché sa déception. Les travaux du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) s'échelonneront sur une période de six mois, ce qui écarte toute possibilité d'amorcer les travaux de dragage cet automne.
«Ce n'est pas une nouvelle extraordinaire en ce qui nous concerne. L'étude de notre dossier ne se terminera pas avant le mois de novembre et nous avions prévu effectuer nos travaux en octobre afin de minimiser leurs portées environnementales», a-t-il indiqué.
Au cours des deux prochains mois, la Régie intermunicipale sera appelée à présenter une nouvelle fois son projet de dragage, à répondre encore une fois aux questions du public et à déposer une multitude de rapports et d'analyses d'impact.
Les opposants auront ensuite deux mois pour déposer des mémoires présentant en détail leur argumentaire et leurs recommandations.
Le ministère prendra finalement deux autres mois pour étudier l'ensemble des documents et pour rendre sa décision dans le dossier.
Un mal pour un bien
Lorsqu'il y réfléchit, M. Michaud n'est pas étonné que le projet fasse l'objet d'une audience publique.
C'est la toute première fois que des entrepreneurs ont l'intention d'effectuer ce genre de travaux de creusage dans un lac du Québec.
«Nous voyons ça comme une possibilité de présenter une autre fois notre projet afin que les gens comprennent encore mieux.
«Nous avons, nous aussi, un important souci de l'environnement et si ces interventions peuvent bonifier le projet, ça va faire notre affaire», a-t-il dit.
Le point positif de cette nouvelle, s'il y en a un, c'est que la Régie disposera maintenant d'une année supplémentaire afin d'amasser les fonds nécessaires au dragage.
Lors de l'annonce du projet, les résidants des Trois-Lacs avaient amassé 400 000 du million de dollars nécessaire à la première phase des travaux.
Ces derniers versent 150 000$ par année dans un fonds destiné à la restauration du plan d'eau.









