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Controversé cours d'éthique et culture religieuse: le procès est commencé

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Controversé cours d\'éthique et culture religieuse: le procès est commencé

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Le procès sur le controversé cours d'éthique et culture religieuse a débuté lundi matin au Palais de justice de Drummondville.

Perfoto Ghyslain Bergeron

 

Jean-Pierre Boisvert

(DRUMMONDVILLE) La table est mise devant le juge Jean-Guy Dubois de la Cour supérieure du Québec au procès sur le controversé cours d'éthique et culture religieuse (ECR), qui a débuté lundi matin au Palais de justice de Drummondville.

La partie demanderesse, représentée par les avocats Jean-Pierre Bélisle et Jean-Yves Côté, cherche à faire déclarer inconstitutionnelle l'obligation de suivre le cours. Elle a fait entendre d'entrée de jeu la mère de deux enfants, Suzanne Lavallée, de Drummondville, qui, à l'instar de quelque 2300 autres parents au Québec, s'est vue refuser le droit d'exemption (de suivre le cours ECR) par la Commission scolaire des Chênes.«Je ne peux concevoir que mon enfant de 6 ans (première année) se fasse enseigner qu'il y a plusieurs dieux, que Jésus est sur le même pied que les autres, que sa naissance est une histoire qui se retrouve parmi d'autres contes et légendes, que le sens divin soit ainsi dénaturé. Je crois en un seul Dieu et c'est comme ça à la maison», a-t-elle fait valoir, essentiellement, en se basant sur deux documents officiels: le manuel utilisé en classe, qu'elle a emprunté d'un professeur, et la copie complète du programme tel qu'édicté par le ministère de l'Éducation, qu'elle a trouvé sur Internet.

Mme Lavallée, qui a évidemment pris soin de lire les deux documents, a fait ressortir des paragraphes montrant, selon elle, que le vocabulaire est «tendancieux, complexe et irrespectueux» et que les «récits sont invraisemblables».

La partie défenderesse, représentée par deux procureurs du ministère de l'Éducation, dont Me Benoit Boucher, a cherché à faire admettre par le juge que la mère, n'étant pas pour autant une experte en psychologie, pouvait ne pas être crédible dans ce témoignage. Mais le juge Dubois a estimé qu'un parent «peut répondre pour son enfant sans que cela devienne une expertise».

«À la limite, c'est un cours pour un étudiant de cégep. Mon enfant n'est pas capable d'évoluer à travers d'autres valeurs ainsi racontées», a lancé Mme Lavallée, tantôt émotive, qui a évoqué les paroles de l'hymne national pour faire valoir son point: «...Et ta valeur, de foi trempée, protégera nos foyers et nos droits...»

Elle a de plus indiqué qu'elle ne savait pas qu'un DVD était disponible à l'école pour les parents qui voulaient en savoir davantage sur le contenu du programme ECR.

Le plus vieux des deux enfants (16 ans, 5e secondaire) de Mme Lavallée a eu un malaise en entrant dans le box des témoins et les avocats ont convenu de ne pas le faire témoigner.

Plus de détails dans La Tribune de mardi.

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