Devant les appels à une révision de la politique de dons et commandites d'Hydro-Québec, en raison des dons controversés effectués par la société d'État, notamment à des écoles privées, un regroupement d'événements et d'institutions culturelles a en effet vu le jour récemment sous l'initiative du Festival d'été de Québec.
«La participation financière d'Hydro-Québec a une importance primordiale pour nous», affirme Marie-France Bourgeois, directrice générale du Mondial des Cultures, qui a joint le regroupement réunissant, outre le Festival de Québec, le Carnaval de Québec, Expo-Québec, le Festival international du Domaine Forget, le Musée national des beaux-arts du Québec et l'Orchestre symphonique de Québec.
«Des gens d'Hydro-Québec nous ont sollicités pour joindre ce regroupement qui demande le maintien du soutien financier de la société d'État. Comme d'autres, nous craignons que la participation financière d'Hydro soit remise en cause, ce qui serait très dommage. Surtout si l'on considère le refus que nous avons essuyé dernièrement de la part du gouvernement fédéral», d'ajouter Mme Bourgeois.
Alexandre Cusson, président du conseil d'administration du Mondial et directeur général du Collège Saint-Bernard, un collège privé à Drummondville, est assez bien placé pour en parler.
«Je ne veux pas mélanger les affaires: il y a les dons qui sont l'objet de critiques et les commandites d'Hydro-Québec. Évidemment, il y a un danger pour que tout soit mis en veilleuse. Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. S'il fallait que tout soit gelé, ce serait pénible», a-t-il lancé.
M. Cusson tient à préciser que l'apport financier d'Hydro-Québec au célèbre festival drummondvillois est une commandite et non un don. «Hydro est un partenaire depuis 24 ans parce que cette société d'État veut la visibilité que cela lui confère. En d'autres mots, Hydro achète chez nous une visibilité».
Quant aux dons ciblés à des écoles privées, qui ont provoqué la polémique, M. Cusson commence par dire qu'il regrette que le PDG Thierry Vandal ne soit pas un ancien étudiant du Collège Saint-Bernard ! Plus sérieusement, il dit espérer que toute cette affaire ne déclenchera pas une sorte de chasse aux sorcières.
«Est-ce que Hydro-Québec a dit non à des organismes publics pour dire oui à des organismes privés ? Je ne le sais pas et je ne veux pas parler à travers mon chapeau. Ce que je sais, c'est que nous, au Collège Saint-Bernard, n'avons pas reçu un tel don», a-t-il mentionné.
En biens et services, Hydro-Québec offre plus de 100 000 $ au Mondial des Cultures dont une somme de 75 000 $ en argent.











