Drummondville veut le TGV sur la rive sud

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La Chambre de Commerce et d'Industrie de Drummond (CCID) se donne le rôle de... (Archives La Presse)

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Jean-Pierre Boisvert
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) La Chambre de Commerce et d'Industrie de Drummond (CCID) se donne le rôle de locomotive pour une mobilisation tous azimuts visant à s'assurer que l'option de la rive sud du Saint-Laurent soit considérée lorsque les gouvernements décideront d'aller de l'avant avec le projet d'un train rapide dans le corridor Québec-Windsor.

Lors d'une conférence de presse hier matin à l'hôtel Le Dauphin, à Drummondville, en présence de plusieurs représentants des milieux politique, économique, de la santé et de l'éducation, la présidente de la CCID, Diane Fortin, et le responsable du comité des Affaires publiques de la CCID, André Komlosy, ont annoncé que de nombreux intervenants socio-économiques et municipaux de la Rive-Sud du Saint-Laurent se réuniront le mercredi 23 septembre prochain à Drummondville lors d'une demi-journée d'étude sous le thème «Train rapide: Objectif Rive-Sud».

Les participants discuteront des enjeux reliés à ce dossier que d'aucuns jugent capital.

«Nous travaillons depuis le mois de mai dernier pour mettre sur pied cet événement et nous avons été agréablement surpris de l'intérêt que ce dossier suscite sur un territoire important de l'activité économique du Québec comprenant la Montérégie, l'Estrie, le Centre du Québec et Chaudière-Appalaches», a affirmé Mme Drouin.

«On sent qu'il y a une forte volonté de se mobiliser afin de faire valoir notre point de vue, qui, essentiellement, consiste à faire admettre l'option de la Rive-Sud tout autant que celui de la rive nord (par Trois-Rivières) dans les études qui analysent le tracé éventuel. Cette demi-journée mettra la Rive-Sud sur l'écran radar», a-t-elle ajouté.

Aux yeux de M. Komlosy, pour justifier à l'avance un tracé, il faut conclure sur un certain nombre de points «dont, entre autres, la vitesse recherchée, la fréquence des trains, l'état des infrastructures existantes, le nombre d'étagements sur le parcours, l'achalandage prévu et sa provenance, le tracé spécifique en milieux fortement urbanisés, le partage des voies entre trains de marchandises et trains de voyageurs ainsi que et les points de vue des utilisateurs actuels».

Selon lui, le dossier du train rapide est un sujet qui apparaît et disparaît de l'actualité depuis maintenant près de 30 années. En 1995, une évaluation des coûts a été effectuée par Via Rail, alors présidée par Jean Pelletier, qui évaluait le coût d'un TGV à 18 milliards de dollars.

Cette étude privilégiait l'implantation d'un tel train sur la Rive-Nord du Saint-Laurent. En 2003, une évaluation faisait état d'un coût de 3 milliards de dollars pour un train rapide cette fois-ci, toujours dans le corridor Québec-Windsor. Depuis 1984, 7 études majeures ont été réalisées sur un projet de TGV ou train rapide pour le corridor Québec-Windsor.

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