TGV: une coalition réclame un tracé sur la rive sud du St-Laurent 

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Le maire de Sherbrooke Jean Perrault et la... (Perfoto Ghyslain Bergeron)

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Le maire de Sherbrooke Jean Perrault et la mairesse de Drummondville Francine Ruest-Jutras militent en faveur d'un tracé sur la rive-sud d'un éventuel train rapide entre Québec et Windsor, en Ontario

Perfoto Ghyslain Bergeron

 

Jean-Pierre Boisvert
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Une puissante coalition régionale, regroupant des représentants politiques des régions de la Montérégie, de l'Estrie, du Centre-du-Québec et de Chaudières-Appalaches, verra à faire pression sur les gouvernements afin que soit prise en compte l'option de la rive sud du Saint-Laurent pour le tracé du futur train rapide dans le corridor Québec-Windsor.

C'est ce qui a été convenu mercredi à Drummondville au terme d'une demi-journée de discussions autour des enjeux découlant de l'implantation d'un train rapide dont les études n'ont jusqu'ici considéré que l'option de la rive nord, soit celle passant par Trois-Rivières.

Près d'une centaine de décideurs politiques et socio-économiques, provenant autant du milieu municipal que de la santé et de l'éducation, ont participé à ce colloque initié par la Chambre de commerce et d'industrie de Drummond (CCID).

"Maintenant, en plus des villes de Montréal et de Québec, les régions de la rive sud constituent le troisième joueur sur la glace dans ce dossier qui, à la lumière de la représentation évidente d'aujourd'hui, nous apparaît capital", a indiqué André Komlosy, président du Comité affaires publiques de la CCID.

"On a vu la volonté des participants, maires et mairesses, délégués de quatre CRÉ (Conférence régionale des élus) et autres décideurs, de faire valoir notre point de vue".

Pistes de réflexion

Plusieurs conférenciers ont proposé des pistes de réflexion, explorant, entre autres, les perspectives démographiques, l'urbanisation et la logique de développement économique sur l'axe nord-sud.

Le maire de Sherbrooke Jean Perrault a cru bon venir s'informer et militer en faveur d'un tracé sur la rive sud. "Nous voulons certainement participer à l'effort régional, car il va de soi qu'un train rapide s'arrêtant à Drummondville donnerait à l'Estrie un avantage évident pour son développement économique. Une grande partie de notre population aurait ainsi un accès important aux grands réseaux conduisant même aux États-Unis", a-t-il fait valoir.

Un comité de transition sera mis sur pied au cours des prochains jours, déterminant les finalités et la forme de la coalition. Il sera composé de cinq personnes provenant des quatre régions de la rive sud. Ce comité veillera, entre autres, aux décisions préliminaires entourant la coalition à naître.

Selon les organisateurs, en plus des intervenants présents mercredi, des appuis de tous les milieux ont été transmis aux responsables du colloque, parmi lesquels on retrouve 25 établissements d'enseignement privés, 14 chambres de commerce, quatre conférences régionales des élus, 13 villes, 12 MRC, 15 centres locaux de développement, 11 institutions d'enseignement et 4 centres de santé et services sociaux.

"Je me ferai un devoir de me rendre au Conseil général du Parti libéral du Québec qui se tient en fin de semaine à l'hôtel Best Western de Drummondville. Je vais commencer par solliciter des rendez-vous importants", a souligné M. Komlosy.

"Le travail est déjà commencé".

 

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