À la suite de l'annonce par la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, vendredi, de subventions pour la construction du Centre de foires à Sherbrooke, il déclare: «Toute la démarche a été entachée de partisannerie et la seule sortie honorable pour la ministre est de faire en sorte, avec son collègue des Affaires municipales et ministre régional du Centre-du-Québec (Laurent Lessard), d'accorder aussi la subvention au projet de la SDED à Drummondville».
Lors d'une rencontre de presse hier matin, M. Blanchet n'a pas caché sa déception. «Déçu parce que je ne peux pas imaginer que le Québec va devoir subir les sévices de ce gouvernement pendant encore près de quatre ans. Mais on va faire avec... Je ne crois pas que tout le monde dans ce cabinet soit nécessairement mauvais. Je vais en appeler à la communauté et à la bonne foi pour maintenir le projet de Drummondville bien vivant».
Selon lui, à Sherbrooke comme à Drummondville, dans le milieu des affaires municipales, au ministère et au Conseil du trésor, «tout le monde sait que le projet drummondvillois est plus complet, mieux structuré et mieux localisé. Mais c'est la Ministre qui impose au gouvernement ses propres engagements électoraux. On se demande aussi où sont les avis sectoriels qui sont toujours demandés dans ces dossiers-là? Pour des sommes semblables, le ministère demande des avis au ministère du Développement économique et à celui du Tourisme, des ATR de l'Estrie et du Centre-du-Québec. Où sont ces avis? Nous, ce qu'on sait, c'est que le dossier n'a pas été priorisé par le ministère, pas même ouvert en fait, parce qu'ils attendaient l'accord du ministre Lessard».
Par ailleurs, La Tribune a appris que Jean Charest aurait, en privé, reconnu en fin de semaine que les deux centres de foires, celui de Sherbrooke et celui de Drummondville, ne s'adressent pas à la même clientèle, laissant entendre que les démarches des promoteurs drummondvillois auraient intérêt à se poursuivre.











