Elle-même arrivée du Mexique il y a deux ans, en compagnie de son mari, Manuel Estarada, et de leurs deux enfants, âgés de 18 mois et de trois ans, Amanda Aldama ne regrette pas le geste qu'ils ont posé en s'amenant à Drummondville, a-t-elle confié à La Tribune, quelques minutes avant que ne commence la cérémonie d'accueil des nouveaux arrivants (moins de deux ans
organisée hier pour la première fois par la Ville de Drummondville à l'hôtel de ville.
«En raison d'un climat d'insécurité et de la pollution à Mexico, nous avons fait une demande dans la catégorie immigration économique. Nous avons choisi le Québec à cause de ses racines latines. Mon mari et moi parlions déjà le français et nous voulions que nos enfants l'apprennent rapidement. Le processus d'analyse de notre cas a duré deux ans. Nous ne le regrettons pas. Nous nous épanouissons ici», a-t-elle raconté.
La séparation n'a pas été facile, admet-elle. «Ma famille a eu beaucoup de difficulté à accepter notre décision. Mon père m'a dit «vous êtes fous, vous avez de bons revenus, qu'allez-vous faire là-bas». Finalement. Ça s'est très bien passé. Mon mari travaille chez Kimpex. Il a un bac en informatique appliquée et une maîtrise en économie d'affaires. Moi j'ai un bac en communication et un diplôme en marketing. J'adore mon travail d'agente de liaison. Mon travail m'a permis de mieux saisir le sens de mon immigration et celui des autres. Je me sens privilégiée», souligne-t-elle dans un très bon français.
Drummondville accueille chaque année environ 200 nouveaux arrivants, dont près de la moitié sont des réfugiés.









