M. Ramonda n'est pas un peintre comme les autres. Alors que la plupart d'entre eux tentent de représenter l'image parfaite, Ramonda, lui, recherche plutôt le moment idéal. La particularité de son art réside dans le fait qu'il peut démontrer sur une seule toile la totalité d'une action. Pour ce faire, il place les différentes étapes d'un mouvement les unes à côté des autres, à la façon d'un dessin animé qu'on aurait dessiné sur une seule feuille.
«Je trouve que les artistes contemporains ressemblent beaucoup à des photoreporters. Ils capturent une image de ce qui s'est passé et voilà, ils pourraient la passer dans un journal. Ce que j'aime de mes peintures, c'est que si tu as déjà vu le moment dont il est question, tu vas le reconnaître» explique-t-il.
Diplômé de l'Académie des arts de New York, Ruben Ramonda s'est d'abord concentré sur des paysages urbains. «Quand je prenais une pause des paysages, je m'installais devant du soccer à la télé et je faisais des brouillons de ce que je voyais. Puis, un jour, un grand fan de soccer qui était venu voir mes toiles est tombé sur ces brouillons et m'a dit que je devais absolument en faire des comme ça!» se rappelle-t-il.
Né en Argentine de parents italiens, l'artiste est un fan inconditionnel de soccer. «Mes tableaux de soccer sont tous trop grands pour le musée, alors il n'y en a pas dans l'exposition», souligne-t-il toutefois. Avec le temps, il a diversifié son art, et les visiteurs du musée pourront observer des scènes de golf, de basket-ball, de football, et même de courses de voitures, pour ne nommer que ces sports.
Même s'il s'est installé à Magog depuis sept ans déjà, il admet ne pas avoir peint de tableau de hockey encore, mais il compte bien s'y mettre. Il a commencé à regarder les matchs à la télévision et a été embêté par la vitesse du jeu. «Quand je regarde un combat de boxe, par exemple, chaque round dure trois minutes. J'ai une fenêtre temporelle. Au hockey, tout se passe tellement vite», soutient-il.
L'homme, qui possède également une formation en sculpture, travaille aussi sur d'autres supports. Il a commencé il y a quelques années à créer des reliefs en métaux destinés aux façades de bâtiments publics. On peut par exemple en voir au Parc Viger à Sherbrooke. Il a aussi créé de courtes animations, un parcours logique après ses tableaux «mouvementés».











