Cette pièce de 55 minutes écrite par Sylvie Lemay raconte l'histoire de Geneviève Doucet, une jeune femme fortement impliquée dans son milieu qui se voit offrir la possibilité de briguer le suffrage dans un district municipal laissé vacant par un conseiller en route vers la retraite. Au cours de sa prise de décision, elle est confrontée à des commentaires dissuasifs et à une situation familiale complexe.
L'oeuvre a été commandée par le Réseau des groupes de femmes de Chaudière-Appalaches qui a qualifié «d'alarmantes» les statistiques relatives à l'implication des femmes dans le monde municipal de la région.
En 2008, 24 % des postes de conseillers et 13 % des postes de maires étaient occupés par des femmes. Parmi celles-ci, seulement 22 ont moins de 35 ans et elles sont toutes conseillères.
«Non seulement il n'y a pas beaucoup de femmes qui siègent dans les conseils municipaux, mais le manque de relève est flagrant», s'est indigné la coordonnatrice du Réseau, Thérèse Larochelle.
La situation n'est guère plus réjouissante ailleurs au Québec et l'exemple de Victoriaville est parmi les plus flagrants. France Auger est la seule représentante féminine d'un conseil qui compte un grand total de 11 élus et ses 35 ans sont derrière elle depuis quelques années déjà.
«Le monde municipal est traditionnellement un milieu d'hommes et les femmes éprouvent certaines difficultés à y faire leur place. Il est aussi difficile de stimuler l'intérêt des femmes pour ce genre de poste vu l'implication que ça nécessite et les compromis qu'elles doivent faire», a signifié le metteur en scène de la pièce, Nicolas Létourneau.
Selon Mme Larochelle, la venue d'un plus grand nombre de dames en politique municipale n'aura pas pour effet de «tasser» des hommes compétents de postes qu'ils occupent depuis longtemps, mais bien de donner un choix aux citoyens dans plusieurs districts. En effet, lors des dernières élections, 70 % des membres de conseils municipaux de Chaudière-Appalaches ont été élus par acclamation.









