La blague doit avoir porté fruits puisque le comité de sélection a retenu sa candidature pour sa cuvée 2005.
«L'École de l'humour m'a sauvé!» lance, quatre années plus tard, le Sherbrookois de 28 ans.
La carrière de Pierre Hébert connaît une telle ascension, qu'il se retrouve aujourd'hui finaliste au titre de «Découverte de l'année» en vue du gala des Olivier 2009, la fête annuelle de l'humour au Québec, qui sera présenté le 24 mai prochain à la télé de Radio-Canada, à compter de 19h30, et animé par les Chick'n Swell.
Pierre Hébert a appris la nouvelle en même temps que tous les journalistes et autres artistes présents à la conférence de presse tenue mercredi au Lion D'Or de Montréal.
Comme les autres, il avait soumis sa candidature dans les catégories de son choix. Puisqu'on l'avait coiffé du titre de «Révélation de l'année» du Festival Juste pour rire de l'été dernier à Montréal, il gardait les doigts croisés pour la la catégorie «Découverte de l'année». Il se retrouve maintenant finaliste en compagnie de Philippe Bond, Étienne Dano, Philippe Laprise et Véronique Dicaire.
«J'étais plus qu'heureux d'entendre mon nom parce qu'en plus d'être finaliste au gala, j'aurai droit à un billet gratis et à un buffet!» renchérit celui qui avait comme seule expérience de la scène une année d'improvisation à l'école secondaire du Triolet de Sherbrooke quand il a fait son entrée à l'École nationale de l'humour.
«Devenir humoriste semble un rêve tellement inaccessible que je n'en avais même pas parlé à mes parents quand j'ai adressé ma demandé à l'École nationale de l'humour. Je voulais le faire pour moi», rappelle-t-il.
Émission de télé
Reine et Gaëtan Hébert ont épaulé de façon inconditionnelle leur petit dernier, même s'il a préféré le rire à la psychologie. C'est une aventure qui leur coûtait pas moins de 10 000 $.
«Mes parents ont été super cool», insiste fiston, qui dit avoir Sherbrooke tatoué sur le coeur même s'il fait maintenant carrière à Montréal.
Pierre Hébert est d'ailleurs en train de se tailler une place de choix dans l'humour autant par ses prestations sur scène que par ses textes. Avec François Avard, Jean-François Mercier, Louis Morrissette et Jean-François Léger, il a d'ailleurs travaillé à l'écriture du dernier Bye Bye, qui a finalement fait scandale.
«J'ai senti l'acharnement de divers médias dans cette histoire-là», dit-il aujourd'hui.
Pierre Hébert, qui travaille en étroite collaboration avec François Avard, préfère plutôt regarder vers l'avenir qui s'annonce prometteur. Il brûle littéralement les étapes puisqu'il vient de s'entendre avec un important producteur en vue d'une nouvelle émission qui serait présenté à la la télévision à compter du 26 août. L'idée est de lui et il sera aussi le scripteur de l'émission. Dans le passé, il a écrit pour l'émission Air Farce à VRAK-TV.
«On ne peut rien dire de plus sur mon projet de télé puisqu'il reste des choses à signer», dit-il à ce sujet.
En compagnie de son copain Avard, Pierre Hébert prévoit également commencer à écrire son premier spectacle solo en septembre prochain.
«Je ne suis pas si c'est parti, dit-il à propos de sa carrière, mais chose certaine, c'est sur la bonne voie.»











