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Festival-concours: à la hauteur de sa réputation

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Festival-concours: à la hauteur de sa réputation

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La 20e édition du Festival-concours de Sherbrooke a été remportée par le pianiste Jonathan Jolin, de l'Université de Sherbrooke.

Imacom, Jocelyn Riendeau

André Laroche
La Tribune

(SHERBROOKE) La bonne réputation du Festival-concours de Sherbrooke s'est solidifiée encore un peu plus au terme de sa 20e édition, selon les dires de sa présidente.

«Les juges croient qu'ils viennent assister à un petit festival régional. Ils sont émerveillés à chaque fois par le calibre de nos musiciens. Certains m'ont déclaré que Sherbrooke était supérieur à Lanaudière», a affirmé hier Mme Madeleine Tremblay au lendemain du concert de clôture.

 

«Il y a même une blague qui court actuellement au Québec. Lorsqu'on découvre un jeune de talent, on lui demande s'il vient de Sherbrooke», a-t-elle poursuivi en rigolant.

Cette notoriété, Sherbrooke l'a acquise grâce à ses écoles de musique à tous les niveaux scolaires, du primaire jusqu'à l'université. Mais le festival-concours peut se vanter d'une contribution appréciable, grâce à des bourses attirantes (16 000 $ cette année) et une ambiance de fête unique pour les jeunes musiciens.

«Les juges nous disent qu'ils ont l'impression de venir à un party de famille. Et j'y tenais beaucoup lorsque j'ai pris la présidence de l'événement, il y a sept ans. Je voulais en faire une fête de la musique», a expliqué Mme Tremblay.

Dans cette philosophie, les musiciens ne sont pas «jugés», selon le sens péjoratif du terme. «Ils reçoivent des commentaires pour qu'ils puissent mieux progresser et revenir l'année suivante», a nuancé la bénévole. La formule semble appréciée car le niveau de participation se maintient, année après année.

«Faire participer à chaque entre 300 et 400 jeunes à un événement de musique classique, ce n'est pas minime», a souligné l'organisatrice.

N'empêche que, malgré l'aspect festif de l'événement, il s'agit bel et bien d'un concours où l'on couronne des vainqueurs. Cette 20e édition a été remportée par le pianiste montréalais Jonathan Jolin. Cet étudiant de l'Université de Sherbrooke a interprété avec brio la pièce «Après une lecture de Dante», de Franz Liszt.

Mais c'est le jeune Nicholas Kerr Barr qui a fait écarquiller les yeux. Encore d'âge secondaire, ce clarinettiste de Cowansville a terminé au second rang. «C'est la troisième fois cette année qu'il monte sur la scène de la salle Maurice-O'Bready», a souligné Mme Tremblay.

Repéré l'an dernier, le jeune Kerr Barr fait partie de l'Orchestre symphonique des jeunes de Sherbrooke. «C'est l'autre qualité du festival-concours. Il fait connaître nos organismes. Sinon, les jeunes de la région de Granby auraient tendance à se diriger vers Montréal», a glissé la présidente.

Les juges ont attribué la troisième place à Benjamin Ledoux, un violoncelliste de 17 ans.

 

 

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