Le tempo chasse le temps maussade

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Le tempo chasse le temps maussade

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109 harmonies, 6 orchestres symphoniques et 50 stage bands ont pris part à 307 compétitions au cours du 80e Festival des harmonies.

Imacom, Jocelyn Riendeau

 

Caroline Chrétien
La Tribune

(SHERBROOKE) Il a venté, plu et fait un froid de canard sur la colline universitaire en fin de semaine. Pas de soucis, puisque les notes soufflées, les coups de percussions donnés et les cordes grattées au cours du Festival des harmonies et orchestres symphoniques du Québec, qui soufflait ses 80 bougies cette année, ont réchauffé l'atmosphère.

«Les salles étaient pleines. En fait, je n'ai jamais vu la salle Maurice-O'Bready aussi pleine que samedi», s'est réjouie la présidente de la Fédération des harmonies et des orchestres du Québec et présidente du comité organisateur du Festival, Josée Crête.

Les mélodies poussées par les 109 harmonies, six orchestres symphoniques et 50 stages bands au cours de 307 compétitions ont effectivement eu l'effet d'un «comfort food» pour les oreilles, sans compter les 185 activités offertes dans le cadre de l'Off Festival.

Après 80 ans d'existence, dont 22 consécutives à Sherbrooke, le Festival a encore la fibre innovatrice alerte. Une compétition du jeu vidéo Rock Band a fait le plaisir des musiciens, qui ont échangé avec plaisir la vraie guitare et les percussions grandeur nature pour les touches électroniques.

Les compétitions des six salles étaient quant à elles diffusées en direct sur le Web, une nouveauté qui promet de revenir en 2010.

Mais ce sont les efforts écoresponsables de l'organisation qui ont retenu l'attention. L'événement a ainsi calculé les émissions de gaz à effet de serre produites au cours du week-end par les autobus scolaires, billets d'avions des musiciens du Canadian Brass (concert du samedi soir) et déplacements des véhicules en général. «Nous paierons l'équivalent d'environ 450 $ en crédits de carbone à des compagnies spécialisées», a expliqué le coordonnateur du Festival, Jean-Marie Messier. Une brigade verte était également présente sur le campus pour sensibiliser les jeunes au recyclage, alors que les programmes étaient imprimés sur du papier recyclé, recto-verso.

Un porte-parole comblé

Le musicien jazz de renommée internationale Vic Vogel, qui prêtait son nom au Festival sherbrookois cette année, ne cachait pas son enthousiasme devant les jeunes réunis au gala de clôture, hier après-midi. «Je suis un ancien joueur de cuivre et ça me fait chaud au coeur de voir qu'il n'y a pas juste des guitares dans la vie», a-t-il lancé, juste avant de monter sur scène avec l'ensemble Massey-Vanier, de Cowansville. «On a répété juste une fois et ils sont déjà merveilleux! Ils m'écoutent presque mieux que mon propre orchestre», a blagué le Montréalais.

Le pianiste s'est dit émerveillé par l'interaction des jeunes participants sur le campus, leur intelligence et leur passion, mais aussi par les efforts des bénévoles de l'événement.

caroline.chretien@latribune.qc.ca

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