Ce mardi soir, les ex petits culs s'emparent de la grande scène. «Je n'aurais pas pu en rêver tellement ça me paraît encore inconcevable. Je suis déjà très content que tout marche aussi bien pour le groupe», résume Luis.
«Moi, je savais que ça allait arriver, parce que je le souhaitais. Pour que tes rêves se réalisent, il faut d'abord que tu le souhaites», répond DRouin, qui adopte visiblement l'attitude du Secret. «Surveillez bien les années 10 pour Misteur Valaire. Déjà, 2010 sera une grosse année!»
L'an dernier, Misteur Valaire a fait le Bistro SAQ avec sa musique électro. La pelouse a enfoncé d'un demi-mètre. Déjà qu'en 2007, à Tadoussac, le groupe avait tant excité que le plancher avait cédé sous les sauts de la foule. Après sa prestation au dernier Festival de la rentrée, le groupe s'est fait offrir la grande scène par le directeur Jean-Pierre Beaudoin.
Bien décidé de ne pas rater cette occasion, les Misteur présenteront ce soir leur «plus gros show eveur». «Nous l'avons donné en mars dernier au Club Soda, à Montréal. Tout est doublé. L'installation est deux fois plus grosse. Faut vraiment que tu vois tout le spectacle!» assurent les deux musiciens.
Ils éventent aussi l'apparition de deux amis membres Bran Van 3000 (James Di Salvio est l'un d'eux). Il ne faudrait pas s'étonner non plus de voir retontir Ariane Moffatt, qui passe juste avant eux et a enregistré une chanson sur leur album Friterday Night.
Web ou ne pas web
Les gars de Misteur Valaire ne savent pas encore s'ils adopteront la même stratégie pour leur opus 2, c'est-à-dire offrir le téléchargement gratuit des chansons et lancer l'album 18 mois plus tard. «Rien n'est encore établi, mais nous allons nous servir du web au maximum pour pousser le disque. Le web est un placement. Il n'y a rien de mieux pour se rapprocher du public», explique DRouin.
En août, le quintette s'impose un stop pour se concentrer sur les nouvelles chansons. «Nous avons déjà beaucoup de matériel, qui ne sera sans doute pas gardé au complet, mais il y a une évolution. Les mélanges sont plus accrocheurs, il y a un côté plus pop qui n'était pas aussi présent, mais le côté dansant est toujours là.»
Septembre les verra s'envoler pour une petite tournée en France, d'abord à Trouville, au Festival de courts métrages Off-courts. Ils se promèneront là-bas ensuite, mais les dates restent à confirmer.
Peuvent-ils maintenant vivre de leur musique? «On s'en approche, même s'il sera toujours délicat de dire qu'on vit de sa musique quand on attend les subventions en culture. Mais nous avons une belle programmation cet été. Les spectacles tournent en party chaque fois», rapporte Luis.











