Celui qui agit à titre de directeur artistique de l'événement pesait chacun de ses mots lors de la courte entrevue qu'il a accordée à La Tribune. On sentait clairement qu'il craignait de créer à nouveau de la houle dans le milieu magogois.
Lors d'une récente séance publique du conseil municipal de Magog, le dossier avait provoqué une série d'interventions de la part des conseillers, dont une particulièrement sentie par Alain Vanden Eynden. Des gens d'affaires influents avaient aussi demandé qu'on explique les raisons pour lesquelles la Ville refusait de soutenir le Festival du film.
«On va attendre que les élections soient passées et on verra s'il y a un intérêt de la municipalité après ça. On désire être très respectueux. On était loin de vouloir devenir un enjeu politique», a indiqué Louis Plamondon.
Vice-président de la Société de développement commercial (SDC) de Magog, Alain Roberge souhaite cependant que le milieu approfondisse le dossier avant les élections municipales de novembre.
«Je pense qu'il faut aller plus loin dans ce dossier dans les prochaines semaines», déclare M. Roberge, en exprimant le souhait que le dossier soit analysé en toute objectivité malgré la campagne électorale qui s'amorce.
Le maire Marc Poulin affirme quant à lui que le déménagement du Festival du film à Magog n'est pas en voie de devenir un enjeu électoral, quoi qu'en pensent ses organisateurs.
«C'est un dossier mal parti, selon moi. Je suis fier que le milieu le prenne maintenant en main», déclare-t-il.
Dans la foulée, M. Poulin révèle qu'il est prêt à ce que la municipalité délègue un représentant au comité qui évaluera le dossier. Ce comité devrait principalement être formé de gens d'affaires.
Défenseur du projet depuis le début, Alain Vanden Eynden espère que le conseil municipal reverra sa position et acceptera de reprendre l'analyse du dossier.
«Avec le milieu qui se mobilise, peut-être qu'on finira par changer notre approche. Ce n'est jamais facile à Magog et il n'y a pas que moi qui le dit», déclare le conseiller municipal.
Sans surprise, le propriétaire du Cinéma de Magog, François Pradella, mentionne que le projet lui plaît bien. «Ce serait intéressant pour moi et pour la région, qui n'a pas vraiment de festival du film. Je suis conscient que ça coûte cher, mais il faudrait pousser plus l'analyse pour en savoir davantage», remarque-t-il.











