Prendre la plume, voilà justement ce que vous invitent à faire les septièmes Correspondances d'Eastman, qui débutent ce jeudi pour se poursuivre jusqu'à dimanche, dans les nombreux et magnifiques jardins de la petite ville tout fleurie et toute endimanchée d'Eastman.
«Il y aura beaucoup d'événements littéraires au cours des quatre jours d'activités, beaucoup d'auteurs présents, de nombreuses activités. L'essence même des Correspondances, ça demeure toutefois l'écriture», précise Louise Trottier, l'une des responsables de l'accueil.
Bien sûr, Marc Lévy participera à plusieurs activités au cours des quatre journées de l'événement. Bien entendu, Marie-Claire Blais, Pascale Bussières, Robert Lalonde, Dany Laferrière et Chloé Sainte-Marie, entre autres artistes de la scène et du livre, seront présents à divers moments.
Mais pour donner envie aux visiteurs de prendre la plume et d'écrire, encore et encore, le comité organisateur des Correspondances, en lien avec l'Association des auteures et auteurs des Cantons-de-l'Est (AAACE), a usé d'imagination pour que les jardins soient les plus beaux, les plus inspirants possible.
«L'écriture et la lecture sont étroitement liées, c'est pourquoi les auteurs sont liés à l'événement depuis son origine. Ça crée une belle connivence», précise Suzanne Pouliot, présidente de l'AAACE.
Ainsi, tous les après-midis à 14 h, des auteurs convient les spectateurs à l'ombre d'une belle plantation de bouleaux, dans l'un des douze jardins d'écriture, celui-là étant nommé la «Chambre sylvestre».
Après avoir écouté un auteur faire la lecture de ses oeuvres dans un cadre aussi enchanteur, qui n'aurait pas envie de prendre la plume à son tour?
Écrire, prendre un bol d'air
Cette année, les Correspondances d'Eastman offrent douze chambres d'écriture, disponibles dans le cadre de deux circuits. Le premier permet de se balader à pied; nul besoin de voiture pour butiner d'un jardin à l'autre. Le second trajet nécessite l'utilisation de la voiture ou des navettes offertes gratuitement, car quatre de ces douze jardins se trouvent un peu plus loin du coeur de la petite ville.
En cette saison de pluies, impossible de ne pas évoquer l'hypothèse que le ciel ne déverse son crachin, plusieurs heures durant ou plusieurs jours de suite... «Il y a des chambres d'écriture qui peuvent se faire à l'abri ou à l'intérieur. En cas de pluie, l'église nous ouvre aussi ses portes. Et puis, si la pluie ne tombe que pendant quelques minutes, il est possible de prendre un petit café dans le village, de prendre son souffle et de poursuivre après», soutient Louise Trottier.
L'invitation est donc lancée.
Jacinthe Boissé, une fidèle bénévole depuis sa retraite, en compagnie de son chien Mira, attend avec impatience que commencent les Correspondances. «Il y a des secrets bien gardés pendant ce très bel événement. Comme je suis à l'accueil, il me fait plaisir de les indiquer aux visiteurs», assure-t-elle, souriante.
marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca











