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«La joie dans ce métier, c'est faire les chansons»

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«La joie dans ce métier, c\'est faire les chansons»

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Murray Head

Imacom, Andréanne Lemire

STEVE BERGERON
La Tribune

(SHERBROOKE) Il est né dans le Londres d'après-guerre, a fréquenté à contre-coeur le lycée français, joué avec Brigitte Bardot, assisté au premier concert des Rolling Stones, créé le rôle de Judas dans Jésus-Christ Superstar, obtenu des succès mondiaux avec Say It Ain't So et One Night in Bangkok, coscénarisé le film Les enfants du siècle mettant en vedette Juliette Binoche...

Et au milieu de cette enviable carrière, «La joie dans ce métier, c'est faire les chansons» a rencontré le Québec, telle une oasis et un mélange de culture qu'il envie. «À cause de votre proximité des États-Unis, j'ai découvert ici des choses bien avant qu'elles arrivent en Europe!»

L'année 2009 est donc celle de retrouvailles québécoises. Le chanteur a fait une apparition remarquée à Star Académie en avril, apportant avec lui son dernier disque en français, Rien n'est écrit. Il est repassé la semaine dernière pour un spectacle à Saint-Jean-sur-Richelieu. Il revient en septembre parrainer la 2e Résidence internationale du Festival de la chanson de Granby.

«C'est un bel honneur, mais je m'interroge sur le titre de parrain. J'ai horreur du didactique. L'art n'a pas de loi. Je n'ai donc pas envie de dire aux participants: "Il faut faire ça." On m'a dit ça toute ma vie. D'autant plus que le format est austère, presque spartiate: on enferme les participants dans un manoir pour éviter les distractions de Montréal!» dit-il en riant. «Je compte plutôt sur ma sensibilité. Si quelqu'un a besoin d'un reflet, d'une opinion, je suis disposé.»

«De toute façon, j'ai compris que la joie dans ce métier, c'est faire la chanson, pas la promouvoir. Dès qu'on l'offre à l'opinion de l'autre, elle ne nous appartient plus. Tellement que j'en garde certaines jalousement pendant un mois, avant de les montrer à d'autres. Quand le succès se pointe, on est souvent déjà rendu ailleurs.»

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