C'est ainsi que Jean-François Carrier, le président de la Fédération des étudiants de l'Université de Sherbrooke (FEUS), a souhaité la bienvenue aux quelque 3000 étudiants réunis mercredi soir sur le campus de l'UdeS pour le traditionnel Show de la rentrée.
Cette année, c'est le groupe rap engagé Loco Locass qui est monté sur les planches pour faire vibrer les étudiants.
«Nous avons invité Loco Locass à cause de ses textes revendicateurs et de son côté festif à la fois. Ils représentent ce que la FEUS veut représenter, soit d'être capables de mélanger le plaisir et le débat intelligent», explique Valérie Lusignan, vice-présidente aux affaires internes de la FEUS et organisatrice du Show de la rentrée.
Et pourquoi la FEUS organise-t-elle un tel spectacle, dans les premiers jours de septembre, année après année?
«Nous voulons marquer l'arrivée des nouveaux étudiants et le début de l'année scolaire aussi, bien sûr. C'est une occasion de rassembler nos membres, de leur permettre de se mêler, de sortir de leurs facultés pour rencontrer les étudiants des autres facultés», précise Valérie Lusignan.
Et dans le grand stationnement où se déroulait le spectacle, nombreux étaient les étudiants à répondre à ces critères!
«On est venues ici pour l'fun, parce que ça met de la vie sur le campus. Et on s'est retrouvées par hasard», explique Véronique Larocque, qui venait de croiser une ancienne camarade depuis un bon moment perdue de vue, Cynthia Berger.
«C'est vraiment pour le social que je suis venue ce soir. Je suis nouvelle à Sherbrooke et à l'UdeS», explique Christine Bureau, qui aimerait bien travailler dans le domaine des communications ou en coopération internationale au terme de ses études.
Éric Leroux, qui se trouvait à ses côtés, étudie aussi en science politique. «J'avais vraiment envie de venir voir Loco Locass. C'est un groupe que j'aime bien. Et je suis venu aussi pour le social... je suis du genre à bien aimer socialiser!» a-t-il rigolé.
Projets pour la FEUS
Une fois le spectacle terminé, la FEUS ne se croisera pas les bras jusqu'à la prochaine rentrée. Au contraire!
«Il y a plusieurs défis qui attendent la FEUS cette année. Il y a notamment le contrat avec la Société de transport de Sherbrooke qui doit être renouvelé. On travaille aussi pour obtenir des stages rémunérés en éducation. On veut aussi s'assurer que les Bourses du millénaire, qui arrivent à échéance au gouvernement fédéral, reviennent dans notre système d'éducation», énumère Valérie Lusignan.
La FEUS veut aussi s'engager du côté politique et augmenter son attrait auprès de ses 14 000 membres.
«Nous allons aussi prendre position dans les élections municipales et dans les élections fédérales, si jamais il y en a. Nous sommes aussi à revoir notre structure pour aller chercher davantage les étudiants, leur donner envie de s'impliquer davantage avec nous», ajoute la vice-présidente.











