En termes concrets, les mélomanes estriens pourront entendre deux fois l'OSM dirigé par maestro Kent Nagano à l'église Saint-Patrice de Magog. Le chef brandira aussi la baguette devant le tout nouvel Orchestre de l'Académie d'Orford (OAO), qui donnera aussi deux concerts. Il faut ajouter la visite de l'orchestre Tafelmusik, de l'ensemble Nouvel Opéra, du quatuor Pacifica et d'une dizaine de solistes de renom, tel le pianiste Aldo Ciccolini. Au total, dix concerts en huit jours.
«C'est une des pierres angulaires de notre plan stratégique, pour bonifier de qualité notre offre culturelle et être un moteur économique encore plus puissant pour la région», explique Mathieu Bouchard, président du conseil d'administration du Centre d'arts. «Mais, oui, il y a une part de risque. Le projet devra se financer par la vente de billets et par les commanditaires.»
Ce qui explique pourquoi l'OSM et le CAO ont dévoilé six mois d'avance la programmation de cette Semaine Kent Nagano et l'OSM, petit festival dans le Festival Orford, alors que le reste du menu de l'été 2010 ne sera connu qu'en avril.
L'arrivée de Jean-François Rivest comme directeur artistique du Centre d'arts Orford n'est pas étrangère à ce nouveau partenariat. Celui qui a été chef en résidence pendant trois ans à l'OSM et enseigne aussi à l'Université de Montréal rêvait également d'une classe d'orchestre pour ses étudiants. Ainsi est né l'OAO.
«Je trouve qu'il manque quelque chose de fondamental chez les jeunes, une largeur dans la vision artistique, qui ne peut s'acquérir que par l'expérience. Plusieurs premières chaises de l'OSM étaient déjà professeurs à Orford. Il y en aura encore un peu plus l'été prochain.»
Kent Nagano renchérit: «C'est facile d'atteindre l'excellence technique. Il suffit d'avoir un bon professeur et de jouer plus vite que les autres. Mais si notre relève n'absorbe pas l'histoire et les traditions, elle risque de faire une musique qui n'a plus rien à dire. Le rôle d'ambassadeur culturel de l'OSM n'implique pas seulement les performances de haut standard, mais aussi l'engagement pédagogique.»
Le Festival Bel Canto de Knowlton n'ayant pas de troisième édition cette année, l'OSM était donc libre.
un coût un coût un peu plus élevé (de 50 à 75 $) que le prix courant des concerts d'Orford, sauf ceux de l'OAO.
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