La critique a adoré. Même la radio pop a ouvert ses ondes plus grandes que d'habitude, faisant tourner Beauté perdue malgré les cordes, la flûte et le hautbois. Petit à petit, l'album le moins pop rock et le plus personnel de Luc de Larochellière fait son chemin et trouve son public, surtout après les spectacles, confie l'auteur-compositeur-interprète.
Derrière ce profond changement, aucune illumination soudaine ni chemin de Damas. C'est arrivé, c'est tout. Une grosse rupture, après une longue relation. La plume muette pendant trois ans. «Et quand je me suis remis à écrire, c'est ça qui est remonté à la surface. J'ai résisté, je ne voulais pas écrire là-dessus. Mais trois ans après l'événement, j'avais le recul et j'ai pu assumer.»
Ainsi, aussi touchant puisse être le septième disque de chansons originales de Luc, il ne tombe pas dans l'apitoiement. «Certaines chansons vont plus profondément dans la douleur, mais crever un abcès, c'est le début de la guérison, le moment où on commence à se sentir mieux. Ce sont les années de silence avant qui sont pénibles. L'album est teinté d'un deuil, mais aussi d'une certaine paix.»
Constat numéro 1 de Luc: «Il faut quelque chose de douloureux pour faire quelque chose de bon, qu'il s'agisse d'une chanson, d'une peinture, d'un roman ou d'un film.» Constat numéro 2: «L'amour reste encore et toujours le véritable remède au cynisme, à la brièveté et autres choses poches de la vie. Sans ça, plus rien n'a de la valeur.»
Oui, j'ai musicalement péchéTous les détails dans La Tribune de vendredi....











