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Omaterra : le sentiment du devoir accompli

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Soizick Hébert et Vincent Cotnoir ont rangé leurs... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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Soizick Hébert et Vincent Cotnoir ont rangé leurs costumes après la dernière représentation d'Omaterra cette année, samedi.

Imacom, Jocelyn Riendeau

Jonathan Custeau
Cyberpresse

(Sherbrooke) Les torrents ne pleuvent plus sur la scène de la place Nikitotek. La voix mystérieuse qui expirait un «Omaterra» entre les acrobaties des artistes s'est tue. Samedi soir, devant des gradins remplis, la dernière représentation du grand spectacle de l'eau a été présentée.

Les acrobates éprouvaient des sentiments partagés, quelques heures avant de grimper sur les planches. «On est contents parce que le spectacle a marché. Que les gens aient apprécié, c'est un plus pour nous. Par contre, la chute qui nous coule sur la tête, pendant notre salut, elle commençait à être froide», rigole Vincent Cotnoir, l'interprète de M. Sprinkler.

«Toute bonne chose a une fin. Nous connaissions la date de tombée. Nos corps et nos esprits sont contents de prendre une pause, parce qu'on s'est beaucoup donnés. Mais bientôt, nous sentirons cet espèce de manque de ne plus côtoyer ces gens-là», renchérit Soizick Hébert, alias Mlle Purelle.

M. Cotnoir acquiesce. Travailler avec des vêtements perpétuellement trempés demande beaucoup d'énergie.

L'aventure aura présenté un défi. «Jouer sans micro, avec de l'eau, du multimédia, en plein air, c'est quelque chose. Quand le vent se levait, ou qu'il y avait des risques d'orage, il fallait s'adapter», raconte Vincent Cotnoir.

Un défi, aussi, d'impressionner la critique et d'apporter soir après soir de nécessaires modifications. «Personnellement, je joue pour monsieur et madame Tout-le-monde. De toute façon, je savais à peu près ce que les critiques diraient. C'était normal que la presse nous attende de pied ferme, parce que c'est un projet ambigu que les gens avaient en tête depuis des années. Mais si le spectacle n'était pas à la hauteur des attentes de la foule, elle ne serait pas debout à la fin. J'ai considéré avoir fait mon boulot du mieux que j'ai pu», lance Mme Hébert.

Pour l'an deux d'Omaterra, M. Sprinkler et Mlle Purelle pourraient bien être de retour. Mais leurs interprètes, eux? «Je pars pour l'Asie la semaine prochaine. Chacun fera son petit bilan, mais je ne peux pas me prononcer pour le moment. Dans notre métier, l'été, c'est la haute saison. Nous sommes très sollicités. Je garde une porte ouverte», indique celle qui campait le premier rôle féminin.

Idem pour son partenaire de scène, qui ne voit pas plus loin que le gazon qu'il doit tondre en début de semaine...


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