«Je tiens à corriger des renseignements erronés qui, en plus d'induire les citoyens en erreur, attaquent injustement la réputation d'investisseurs intègres», indique M. Pelchat d'entrée de jeu.
Il a ajouté que les règles auxquelles sont assujettis le FIER Croissance durable (FCD et le FIER Innovation durable (FID) sont scrupuleusement respectées. «La présence d'investisseurs aux conseils d'administration de compagnies qui reçoivent l'aide d'un FIER ne contrevient d'aucune façon aux règles d'éthique et de gouvernance édictées par Investissement Québec. Cette pratique est d'ailleurs courante dans l'industrie du capital de risque.»
Le président de CorpoSana Capital inc. précise que les investisseurs déposent une demande pour participer au conseil d'administration d'une compagnie après que l'investissement eut été effectué, de façon à protéger cet investissement.
Jean Pelchat a par ailleurs voulu corriger l'information selon laquelle 70 % des fonds sont investis à l'extérieur de l'Estrie. «Dans une année, il arrive à certaines périodes que des investissements soient faits à l'extérieur du territoire. L'important, c'est qu'au 31 décembre, 50 % plus un des investissements soient effectués sur notre territoire. Dans la dernière année, ce taux atteignait 61 %.»
Nouvelle information
L'ADQ a aussi rendu publique une nouvelle information, vendredi, par voie de communiqué. Luigi Coretti, propriétaire du Bureau canadien d'investigation et ajustement (CBIA), a reçu dans la dernière année quatre millions de dollars, soit le maximum permis d'un million par FIER dans quatre fonds différents. L'un de ces FIER serait le FID de l'Estrie. M. Coretti aurait donné 6500 $ au Parti libéral du Québec entre 2005 et 2007.
«Nous avons en effet choisi d'investir dans un fonds de M. Coretti qui performe très bien. Nous avions fait toutes les vérifications diligentes, mais nous ne recueillons jamais d'information par rapport aux croyances religieuses ou aux allégeances politiques des gens», explique le président de CorpoSana Capital inc.
Annuellement, entre 200 et 300 dossiers sont étudiés pour en arriver à quinze investissements. La sélection finale des projets est fondée sur quatre critères, soit l'équipe de direction, le plan d'affaires, un marché démontrant un fort potentiel de croissance et un besoin de capital sur un horizon de cinq à sept ans.












