«Je suis tombé à terre! Moi, à LCN quand j'aurais pu aller à TVA, le grand réseau!» lance le coloré animateur d'émission d'affaires publiques.
«Les gens de TVA ont pris le temps de m'expliquer les changements qui s'opèrent aujourd'hui dans le monde de la télévision. Les gens consultent moins les réseaux généralistes pour s'informer. Ils vont vers les réseaux d'information continue. J'ai compris que l'entreprise avait plus à gagner, et moi aussi, à me placer à LCN.»
L'aventure a débuté en mars et les parts de marché sont en hausse, a ajouté M. Mongrain, qui était l'invité, jeudi, de l'Association des gestionnaires en ressources humaines de l'Estrie.
Devant les 120 participants et participantes du colloque, qui se tenait au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, il a fait un parallèle entre le travail des gens des ressources humaines en entreprise et les différentes étapes de ses 35 ans de carrière dans le monde des médias.
Dans l'épisode qui l'a fait passer de TQS à LCN, Jean-Luc Mongrain s'est surpris à faire preuve de résistance au changement.
Selon lui, les acteurs des départements des ressources humaines doivent capter l'attention autant des gestionnaires que des employés des entreprises. «Vous devez être des phares pour les personnes avec qui vous travaillez», image-t-il.
«La question des ressources humaines est essentielle, car en voulant engager des bras, la tête et le coeur des gens viennent avec. Un département des ressources humaines, ce n'est pas seulement de voir à donner des cours de CRC. Vous faites partie de la culture de l'entreprise.»
Les équipes de ressources humaines ne doivent pas être vues comme un mal nécessaire dans les entreprises.
Le colloque avait pour but de mettre en évidence des «pratiques gagnantes» en gestion des ressources humaines. Avant l'animateur, on avait demandé à Maryse Fernet, de la multinationale Cascades, d'exposer les grandes lignes de la politique de la papetière.
L'entreprise de Kingsey Falls met l'accent sur une gestion participative des employés, tout en misant sur la responsabilisation du personnel, dit-elle. La direction doit être cohérente et transparente dans ses actions quotidiennes.
«Communiquer, ça veut aussi dire partager le pouvoir», déclare la vice-présidente des ressources humaines.











