«On remet le néo-capitalisme en question et non pas le capitalisme lui-même. Le développement durable doit devenir réaliste et réalisable», a affirmé M. Ouellet à l'occasion d'un forum sur l'économie sociale et l'économie verte qui s'est tenu au cours des derniers jours.
Cette activité avait justement été organisée par le député bloquiste. Environ 25 citoyens et intervenants du milieu ont participé à la rencontre, lors de laquelle il a été question de différents projets sociaux et environnementaux.
Durant sa présentation, en début de rencontre, Christian Ouellet a également soutenu que la hausse du prix du pétrole ainsi que la diminution des stocks pétroliers obligent la population à se préparer à l'avènement d'un monde nouveau, où les énergies renouvelables joueront un rôle accru. «Le pétrole n'aura été qu'un clin d'oeil dans l'histoire de l'humanité!» a-t-il lancé.
Travaillant à la promotion de l'économie sociale, le Chantier de l'économie sociale avait délégué au forum son responsable des communications, Jacques Hériault.
«Souvent, les gens ont une vision bipolaire de l'économie, qui tient compte du rôle du privé et du public. Mais il faut considérer le troisième pôle, soit l'économie sociale, pour avoir une approche plurielle», a expliqué M. Hériault.
Le représentant du Chantier de l'économie sociale a ajouté que les entreprises collectives, qu'il s'agisse de coopératives ou d'organismes à but non lucratif, présentent des avantages. «Elles sont impossibles à délocaliser parce que ce sont des gens du milieu qui décident démocratiquement de leur avenir. De plus, elles ont une empreinte écologique plus faible», a-t-il noté.
Ressources humaines et financières
Au nombre des invités spéciaux avec Josée Leclair, de la CDEC-Sherbrooke, et Jacques Hériault, le directeur général du Centre local de développement de la MRC de Memphrémagog, Ghyslain Goulet, a affirmé que le «secteur social est appelé à avoir une croissance beaucoup plus grande dans le futur».
M. Goulet a cependant noté qu'il manque parfois de gens pour mener à bien les projets d'économie sociale émanant de la MRC de Memphrémagog. «Ce n'est pas au CLD de créer et gérer les projets», a-t-il précisé, tout en rappelant que des fonds existent pour aider les promoteurs.
Organisatrice communautaire au Centre de santé et des services sociaux de Memphrémagog, Louise Fontaine a quant à elle mentionné qu'il lui apparaît important que les acteurs du milieu se donnent la main pour innover.
Le propriétaire du Canadian Tire de Magog, Jean-Claude Lapierre, a enfin témoigné des difficultés rencontrées dans le secteur commercial. «On a des employés inquiets. Notre rôle comme entrepreneur est de garder notre entreprise en santé et notre monde motivé. Notre tâche est encore plus importante en ce moment», a-t-il confié.
jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca










