Depuis le 1er mai, Bell est en effet devenu l'unique actionnaire de Nordia, dont elle détenait 43% des actions, en rachetant les 57% de titres que détenait l'américaine Stellar.
Une décision que le directeur des communications de Nordia, Philip Van Leeuwen, a justifié par la nature des services offerts par Nordia depuis que Bell était devenu son principal client.
«Parmi toutes les compagnies à qui Nordia offre des services d'appels, Bell était devenu son plus gros client, a expliqué M. Van Leeuwen. Il y avait donc, dans cette transaction, des impératifs stratégiques liés à la réduction des coûts et à une augmentation de l'offre de services.»
Une réduction de coûts qui n'aura pas d'impacts significatifs sur le centre d'appels de Sherbrooke, a assuré le porte-parole de Nordia.
«Il n'y a pas de plan de fermeture ou de compressions de postes dans nos installations de Sherbrooke», a précisé M. Van Leeuwen en parlant des 220 emplois que l'on retrouve dans les bureaux du boulevard Jacques-Cartier Sud.
«Malgré la transaction, Nordia demeure une compagnie indépendante. Même s'il est devenu l'unique actionnaire, Bell n'a pas l'intention d'absorber Nordia dans ses opérations», a-t-il précisé.
Le ralentissement économique aura néanmoins fait mal à Nordia puisque la compagnie occupait, jusqu'en mai 2007, deux édifices à Sherbrooke (le deuxième rue Olivier, coin Alexandre) et fournissait de l'emploi à 650 personnes, en majorité des étudiants oeuvrant à temps partiel.












