C'est un prix d'une valeur de 2500 $, gracieuseté de l'Office franco-québécois pour la jeunesse, qui a échu à Mme Morency dans le volet «création d'entreprise», jeudi dernier à Québec. On reconnaissait ainsi «le potentiel en termes d'emplois au Québec» de son entreprise, qui a pignon sur rue au Centre d'arts La Nef, rue King Ouest.
«Il y avait énormément de finalistes, alors je suis vraiment touchée de voir que tous ces efforts sont récompensés. Quand j'ai su que je gagnais, j'avais envie de pleurer. Ça compense pour ces autres demandes qui n'avaient pas abouti. Parce que le démarrage d'une entreprise, ce n'est pas simple. Le prix me donne la force d'aller plus loin. Surtout en période de récession, puisque les gens coupent dans ce qui est «superficiel».»
Affairée depuis quatre ans à définir l'identité de sa Vilain Demoiselle, à organiser les événements mode, à cogner aux portes pour décrocher quelques contrats, Lydianne Morency considère que son entreprise est rentable... depuis six mois seulement. «En France, les designers ont une espérance de vie professionnelle de 75 ans. Ici, c'est difficile de se faire un nom et de rester dans les rangs. Ça va être bon pour moi. Ce sera une porte d'entrée excellente pour promouvoir mes trucs en Europe. Je veux ressortir de là avec des contacts.»
La designer espère aussi serrer la pince des journalistes de Elle France, qui ont semble-t-il une haute opinion de ses créations vestimentaires.
La date exact du séjour en France et la ville d'accueil de Lydianne Morency demeurent à déterminer. Il reste que la Sherbrookoise profite d'ores et déjà du prix remporté jeudi. «J'ai distribué beaucoup de cartes de visite à Québec après la remise de prix...»
Et qui sait, peut-être s'agira-t-il seulement d'une première de plusieurs visites sur le vieux continent. «J'avais déposé une demande de bourse à la Ville pour un stage en Italie. Nous connaîtrons les résultats à l'automne. Il y a une entreprise là-bas que j'aime énormément.»
En attendant de flirter avec la mode française, Lydianne Morency a trouvé de quoi occuper ses dix doigts... et une bonne partie de son été. «Je suis rendue à l'étape de la commercialisation des mes produits. Si tout se déroule comme prévu, je compterai sept points de vente à l'automne. Je vise les marchés de Montréal, Québec, Granby, Drummondville, Victoriaville et les Laurentides. Mes vacances sont organisées en fonction des villes que je dois visiter professionnellement.»
C'est sans compter les créations pour des corporations... «J'ai fait les vêtements d'été pour Orford Express, la Toquade et le Caffucino, entre autres.» Et celles de certains artistes, comme Stéphanie Blanchette, la chanteuse du groupe Jaune.
Bref, les projets ne manquent pas pour Lydianne Morency. Elle devrait d'ailleurs embauché une deuxième employée à temps plein dans les prochaines semaines.
Deux autres entreprises de la région se sont distinguées au Concours québécois en entrepreneuriat. L'Abri végétal, de Compton, a remporté 10 000 $ et le premier prix dans la catégorie Transmission d'entreprise et Oxygène Santé, de Magog, a obtenu un deuxième prix national assorti d'une bourse de 5000 $ dans la catégorie Services.











