Les étudiants frappés par le chômage

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Isabelle Pion
La Tribune

(Sherbrooke) Le taux de chômage a atteint un record au pays chez les étudiants âgés entre 15 et 24 ans, selon Statistique Canada. Certains d'entre eux pourraient bien connaître une année difficile.

En juillet, le taux a atteint 21 % chez les étudiants. «Il s'agit du taux de chômage le plus élevé noté en juillet pour ces étudiants depuis que des données comparables sont devenues disponibles en 1977», note Statistique Canada dans son dernier relevé mensuel.

 

Au mois dernier, l'emploi a reculé de 11 % chez ce groupe par rapport au même mois de l'année précédente. Il s'agit de «la baisse d'une année à l'autre la plus rapide pour un mois de juillet depuis 1982» et correspond à un recul de 152 000 emplois.

À la Fondation Force de l'Université de Sherbrooke, on s'attend à en ressentir les conséquences. La Fondation vient en aide de différentes façons aux étudiants, notamment en offrant des bourses, en les aidant à dénicher des emplois sur le campus ou en leur offrant de l'aide alimentaire. «L'an passé, on a eu plus de demandes que d'habitude, en raison de la crise économique, raconte Christelle Lison, administratrice au conseil d'administration de la Fondation Force. On a puisé dans les réserves pour pouvoir donner plus de bourses à plus de personnes. C'est sûr qu'on va probablement vivre la même situation. Notre but, c'est de répondre au plus grand nombre d'étudiants.»

«L'enquête sur la population active» de Statistique Canada note qu'après «avoir peu bougé en juin», l'emploi a diminué de 45 000 en juillet au pays, les pertes touchant tant le travail à temps plein et le travail à temps partiel.

Au Québec, après quatre mois sans enregistrer de pertes notables, l'emploi a reculé de 37 000 en juillet. Selon les données de Statistique Canada, le taux de chômage de 9 % noté le mois dernier est le plus élevé depuis janvier 2004.

«Le taux de chômage est resté inchangé 8,6 % en raison d'une moindre participation au marché du travail», indique-t-on également. Selon l'organisation fédérale, la plupart des pertes d'emplois en juillet sont survenues au Québec, mais des baisses ont également été enregistrées en Saskatchewan et à Terre-Neuve-et-Labrador. «L'emploi s'est replié en juillet chez les jeunes de 15 à 24 ans et chez les femmes de 25 à 54 ans.Après le sommet atteint en octobre 2008, l'emploi a diminué de 414 000, principalement chez les jeunes et chez les hommes de 25 à 54 ans.

Dans un communiqué envoyé vendredi après-midi, le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), Jean Grégoire, a souligné que cette situation «n'augure rien de bon pour l'endettement étudiant».

Pour pallier l'augmentation de l'endettement, la FEUQ préconise une bonification substantielle de l'aide financière «afin que celle-ci soit adaptée à la réalité».

 

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer