Le salon de l'emploi pour personnes immigrantes se tient dans le cadre de la cinquième édition de l'activité L'Estrie se parle des vraies affaires, destinée à sensibiliser les employeurs aux bénéfices d'embaucher des gens venus d'ailleurs. Le salon se tiendra à l'Hôtel Delta, de 11 h à 17 h.
«Le nombre et la qualité des postes qui seront à pourvoir le 30 septembre sont très révélateurs d'une tendance des entreprises d'ici à l'ouverture sur le monde», note la présidente et éditrice de La Tribune, Louise Boisvert, qui agit comme présidente d'honneur de l'événement.
«Il faut beaucoup de courage et de détermination pour tout quitter et tout reconstruire, loin de sa mère patrie», fait remarquer Mme Boisvert, en parlant des qualités des personnes immigrantes, des qualités recherchées par les employeurs.
«Apprendre une nouvelle langue pour plusieurs, apprivoiser une nouvelle culture, se refaire des repères qui permettent de fonctionner aisément dans sa société d'accueil, faire sa place sur le marché du travail, se reconstruire un réseau social et professionnel, tout cela demande une grande capacité d'adaptation, énormément de volonté et de souplesse».
«Il faut persévérer, il faut y croire», ajoute Wadou Baré, un Camerounais d'origine qui a trouvé son emploi grâce au salon de l'an dernier. Il vivait à Montréal et était venu au salon à bord d'un autobus nolisé. «L'agence de recrutement Emplois Compétences, à qui j'ai fourni mon curriculum vitae, m'a référé à l'Université de Sherbrooke», dit-il, et depuis juin il y est professeur et chercheur en biomasse.
«Expérience transférable»
Conseillère en ressources humaines chez BHM Médical, Manon St-Aubin rappelle que son entreprise est présente et que «l'expérience transférable» venue d'ailleurs est appréciée. «Quatre pour cent de notre main-d'oeuvre vient d'un peu partout dans le monde. Aux ressources humaines, le salon nous facilite la vie. Le contact se fait beaucoup plus rapidement». Cette entreprise qui emploie 200 personnes à Magog se spécialise dans les leviers pour personnes avec difficulté de mobilité. «Il y a cinq ans, nous étions 75».
«Chez Desjardins, l'intégration se fait bien», fait valoir Patrice Breton, directeur général de la Caisse du Mont-Bellevue. «À notre Caisse, c'est 7 ou 8 % de la main-d'oeuvre qui vient d'ailleurs (...
Nous sommes 100 et nous engageons une dizaine de nouvelles personnes chaque année».
De ses 150 000 habitants, Sherbrooke compte environ 10 000 personnes nées dans un autre pays et accueille environ 1000 immigrants par année. Le premier critère qui déterminera s'ils s'installent à demeure est évidemment l'emploi et la sécurité qui en découle.











