«On espère signer d'ici deux ans à deux ans et demi l'Accord de partenariat économique et commercial global avec l'Europe. C'est un accord de libre-échange qui va au-delà des questions purement commerciales», explique François Bouilhac. Il engloberait notamment des chapitres sur les sciences et la technologie, et sur les réglementations.
M. Bouilhac est sous-ministre adjoint au ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation du Québec, et il s'adressait à une soixantaine de personnes à Sherbrooke, mardi, dont une délégation de 13 personnes de la région française de Champagne-Ardenne.
Ce contexte d'accord «crée des opportunités et il faut les saisir», note M. Bouilhac. «En période de crise économique, il faut rester ouvert à toutes les possibilités de marché. Le Québec est porté à avoir un marché important avec les États-Unis, mais il y a d'autres marchés.»
«La France est une bonne occasion de pénétrer l'Union européenne et ses pays comptant 500 millions d'habitants», fait-il valoir. «De 2001 à 2007, les exportations québécoises aux États-Unis ont baissé de 18 %, mais celles vers l'Europe, l'Asie et le Moyen-Orient ont grimpé de 65 %.»
«Dans les quatre dernières années, ajoute-t-il, les exportations québécoises vers la France ont monté de 4 %, et l'import-export entre la France et le Québec représentait 4,2 milliards $ en 2008.» En fait, avec environ 12 % des exportations québécoises, la France vient après les États-Unis, la Grande-Bretagne et l'Allemagne».
Comment perçoit-il l'Estrie? «C'est une région qui a la chance d'être près de la frontière. Il y a ici un renouveau économique qui met l'accent sur la science et la technologie, particulièrement avec les deux universités. C'est aussi une région bien diversifiée économiquement, et qui au point de vue touristique attire beaucoup les Européens».
2e journée
Après les conférences de part et d'autre hier sur l'économie d'ici et celle d'outre-mer, ce sera aujourd'hui la deuxième journée de la deuxième édition des Rencontres internationales de Sherbrooke et sa région, en présence des interlocuteurs français.
Aujourd'hui, souligne le président de la Chambre de commerce de Sherbrooke, Serge Audet, «les gens de nos entreprises rencontreront des gens de la délégation française qui oeuvrent dans leur domaine», pour y discuter d'occasions concrètes d'affaires.
«Nos créneaux d'excellence sont sensiblement les mêmes, dans le bois, le transport, la santé et l'environnement», souligne Louise Bourgault, directrice de la Chambre de commerce, laquelle organise l'événement de concert avec le pôle universitaire et Innovation et Développement économique Sherbrooke.











