Dans une lettre adressée au premier ministre Jean Charest, la présidente de la CCID, Diane Fortin, le presse de réagir «alors qu'Ultramar menace de remballer son projet de construire un pipeline entre Lévis et Montréal, n'ayant toujours pas, après cinq ans de travail, les autorisations du gouvernement du Québec qui lui permettraient de débuter les travaux».
Ayant posé en guise de préambule que l'apport des investissements privés est nécessaire pour compléter les investissements publics qui aident le Québec à traverser, sans trop de difficultés, le présent ralentissement économique, Mme Fortin affirme que cinq ans c'est beaucoup trop long.
«Ce faisant, ce sont des investissements de plus de 300 millions $ et de nombreux emplois que le Québec pourrait perdre. Pourtant, depuis février 2005, la compagnie a soumis son projet à l'approbation de toutes les instances gouvernementales, dont le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) et la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ). Toutes les recommandations de ces organisations, sans exception, ont été favorables au projet.
«Mais voilà, ajoute-t-elle, que cela n'est pas encore suffisant. Quel message lance-t-on aux entreprises qui souhaitent investir au Québec?»
La CCID fait remarquer qu'Ultramar est bien au fait que son projet ne peut plaire à tous, «mais dans le présent cas, il a été démontré clairement que la construction d'un pipeline est la solution la plus avantageuse, tant d'un point de vue environnemental que de celui de la sécurité pour le transport des produits. C'est en outre un projet incontournable pour la sécurité énergétique de la région de Montréal... S'il faut qu'un projet fasse l'unanimité pour que le gouvernement lui donne le feu vert, aussi bien dire qu'il ne sera plus possible de réaliser quoi que ce soit au Québec «.










