L'administration du nouveau maire Bernard Sévigny ne se retrouve toutefois pas confrontée à un imprévu à l'approche du dépôt du budget 2010. La Ville avait sagement provisionné des montants pour parer à une décision défavorable.
À la suite de la vente du Carrefour de l'Estrie, en 2005, la Ville de Sherbrooke avait majoré de 185% la valeur taxable du complexe commercial comprenant l'immeuble principal ainsi que les bâtiments satellites abritant Rona l'entrepôt, Sears pour la Maison, Bureau en gros, Winners, etc. La Ville a apporté cette modification lors de l'entrée en vigueur du rôle d'évaluation 2007-2008-2009 en se basant sur le prix de la transaction.
Du coup, la valeur foncière du Carrefour est passée de 128 à 366 M $ et les nouveaux propriétaires se sont retrouvés avec une hausse de taxes de 4,1 M $.
Le Carrefour a contesté ces calculs et ses experts ont prétendu qu'une évaluation de 275 M $ aurait été plus équitable. Un juge a tranché et fixé la valeur taxable du centre commercial pour ces trois années à 330 M $. La Ville a été sommée de rembourser les taxes payées en trop jusqu'au 24 février 2009, plus les intérêts. D'où le chèque de presque 2 M $.
La Ville n'est pas prise de court, le paiement a été couvert avec des sommes en réserve.











