Découlant du colloque sur le train rapide, tenu en septembre dernier à Drummondville, à l'initiative de la Chambre de commerce et d'industrie de Drummond (CCID), plusieurs intervenants de la rive sud du Saint-Laurent étaient de nouveau présents à Drummondville afin de mettre la touche finale à la création de cette coalition sous la forme d'un organisme à but non lucratif. Ce regroupement politique et socio-économique vise évidemment à faire la promotion et la défense des intérêts de la rive sud du fleuve Saint-Laurent face à l'implantation d'un train rapide au Québec.
«C'est formidable de constater à quel point les intervenants de la Rive-Sud se sentent concernés et prêts à aller de l'avant avec cette coalition. Nous serons un mouvement fort et important «, affirme Claude-Henri Léveillé, président du conseil d'administration temporaire et directeur général de la CRÉ du Centre-du-Québec. «Nous allons bientôt former un comité stratégique, composé notamment des élus de villes importantes sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent entre Québec et Montréal. Ces élus veilleront à effectuer les représentations politiques nécessaires auprès des gouvernements du Canada et du Québec. Nous savons déjà que les instances gouvernementales concernées sont disposées à nous recevoir. C'est un début.»
D'ici le 10 mars, quatre administrateurs temporaires détermineront les derniers détails administratifs avant la création officielle de la coalition. On y retrouve, outre M. Léveillé, Marie-France Béliveau (directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie des Bois-Francs et de l'Érable), Alain Larouche (directeur général de Tourisme Cantons-de-l'Est) et Luc Gaudreau (CCID).
La coalition poursuivra trois objectifs principaux: l'implantation d'un train rapide au Québec sans se positionner sur une technologie à privilégier, la promotion d'une voie ferroviaire dédiée uniquement au transport de passager, afin d'en assurer sa fiabilité, et un traitement juste et équitable du dossier par les différents paliers de gouvernements, notamment dans la mise à jour des études en cours.
«Il est nécessaire de tenir compte des deux options possibles à l'implantation d'un tracé entre Québec et Montréal, soit sur la rive sud et sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent. Les paliers de gouvernements ont la responsabilité et le devoir d'agir avec diligence et équité dans ce dossier», a précisé M. Léveillé.










