C'est ce qu'a mis de l'avant mercredi, en réunissant dans le Canton d'Orford producteurs et transformateurs agro-alimentaires avec des restaurateurs, hôteliers et responsables de services alimentaires du milieu institutionnel, comme en éducation et en santé.
«La conscience est là de manger davantage santé et d'accroître la consommation de produits d'ici chez les consommateurs d'ici, dans tous les milieux, y compris par exemple ceux des écoles et des hôpitaux. Et je suis convaincu que l'effort d'aujourd'hui va porter fuit, car cette volonté-là n'est pas une mode mais un mouvement de fond», s'est réjouit mercredi le directeur régional adjoint à Agriculture, Pêcheries et Alimentation Québec (MAPAQ), Serge Roy, à propos de la forte participation de quelque 160 personnes pour la journée.
C'est le MAPAQ qui a initié l'action, avec plusieurs partenaires, car l'agro-alimentaire, ce sont des vases communicants. «Tout le monde est gagnant avec une production agro-alimentaire forte et bien articulée. Les produits du terroir n'ont pas qu'un effet sur l'agro-tourisme, mais offrent une possibilité de vitaliser tout un pan de l'économie agro-alimentaire de la région. Il n'y a pas de raison que nos produits des Cantons-de-l'Est d'excellente qualité et de réputation ne trouvent pas une place également dans les cafétérias des écoles et des hôpitaux, en plus des restaurants, des hôtels et directement à la ferme. Et c'est aussi un facteur de bonne santé», émet pour sa part Alain Larouche, de Tourisme Cantons-de-l'Est.
Parmi les participants, Anne-Marie Dionne, de la Légumerie Groupe Dionne de Cookshire-Eaton, établie depuis plus de 55 ans, était bien heureuse de pouvoir se présenter et montrer ses produits. «Ce genre de rencontre en direct plutôt que par téléphone a un bien meilleur effet. Les milieux scolaire et de la santé, ça représente de gros débouchés et même si on est déjà présent au CHUS, par exemple, c'est bon de pouvoir travailler encore plus au développement de nos marchés, dont l'impact est d'accroître nos capacités de production et, donc, de créer de l'emploi. Cette journée est aussi une façon de montrer que notre entreprise, c'est plus que les pommes de terre en coupe traditionnelle. On offre une grande variété de légumes frais dans une multitude de coupes», a illustré Mme Dionne.
Marie-Michèle Audet et Agathe Laroche, respectivement de la CSRS et du CSSS-IUGS, responsables dans leur milieu de l'accompagnement des jeunes pour une alimentation en santé, ont aussi vu de belles perspectives. «C'est intéressant de voir les capacités de notre région dans la production d'aliments sains qui peuvent être destinés à nos jeunes. Tout cela se situe en lien avec nos démarches de sensibilisation pour aider les jeunes à manger mieux», ont dit en substance et en choeur les deux participantes.











