C'est en quelque sorte le symbole de la fête qui reprend la place d'honneur. «L'an dernier, on a repêché la Flambée à un mois d'avis, parce que la montagne n'avait rien prévu», rappelle Alain Vanden Eynden, coordonnateur de l'événement.
Les commerçants s'étaient donc serré les coudes, et avaient fait de leur mieux avec un emblème un peu sorti du décor. Stationnements fermés, aucun service, remontée mécanique à l'arrêt... Il a fallu attendre le dernier week-end de la Flambée pour que le gouvernement reprenne possession de la station et qu'un service minimal soit offert. Mais les commerçants ont réussi à garder le fort.
«Cette année, on est beaucoup plus prêts», précise M. Vanden Eynden, soulignant au passage que c'est la première «vraie» année de la nouvelle Flambée, prise en main par le milieu plutôt qu'exclusivement par le gestionnaire de la montagne, comme c'était le cas avant.
Et le projet ne stagnera pas à cette version: «Notre objectif est de déborder vers les autres municipalités de la MRC», assure le coordonnateur.
Après une seule fin de semaine, les commerçants et exploitants d'attraits touristiques ont remarqué que les visiteurs sont déjà plus nombreux que l'an dernier à pareille date. Un achalandage qui devrait aller en augmentant, puisque l'automne, qui s'amène ce matin à 11 h 45, devrait peindre un décor attrayant pour les trois prochains week-ends sur lesquels s'étendra l'événement. D'autant qu'Environnement Canada prévoit des températures près et au-dessus des normales saisonnières pour les temps à venir.
Orford vire au vert
Pendant que ses flancs se colorent, Orford se prépare à virer au blanc hivernal en prenant un tournant vert.
«La piste de 4 kilomètres, qui sert entre autres à monter le matériel au sommet de la montagne, a été refaite cette année, indique Pierre Reid, député d'Orford. Des fossés ont été creusés pour éviter que l'eau ne s'écoule vers le ruisseau Castle», qui lui se déverse dans le lac Memphrémagog, en y entraînant une grande quantité de sédiments.
L'opération a été terminée vendredi, juste à temps pour la Flambée des couleurs, «parce qu'on ne voulait pas de machinerie dans les pistes alors que les gens commencent à venir», précise Brigitte Marchand, directrice générale de la station.
Le barrage de l'étang aux Cerises devait quant à lui être refait cet été, afin d'éviter sa décharge vers le lac Memphrémagog, mais le projet prendra un peu de retard. «Les compagnies ont été tellement occupées cet été que les prix étaient très élevés. On a choisi d'attendre», explique M. Reid.
Ces deux projets sont ceux du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs. Pendant ce temps, les opérateurs de la montagne ne restent pas les bras croisés, eux qui oeuvrent à préparer l'hiver. «Le nettoyage, l'élagage, l'entretien des bâtiments, même les sous-bois ont été refaits», annonce Mme Marchand.
La vente des billets de saison va aussi bon train: à quelques mois de la saison, 65% des ventes de l'an dernier ont été atteintes, et 45% des acheteurs sont de nouveaux membres.
Selon toute vraisemblance, la ministre de l'Environnement devrait être fixée cette semaine sur les orientations du comité de relance de la montagne, indique Pierre Reid, qui ajoute ne pas être au courant des discussions qui ont eu cours au sein du comité. «Mais l'échéance est fixée à la fin septembre», rappelle-t-il.










