Avant la période de questions, les trois représentants de l'ADQ présents ne se sont adressés qu'en anglais aux quelques journalistes venus les entendre. Ce ne pouvait être plus clair: on ciblait précisément les anglophones de la circonscription.
Â
Membre de l'ADQ depuis quelques années seulement, M. Stuart a déclaré que les anglophones de la province gagneraient à tendre l'oreille à ce parti politique.
«Ça ne dérange pas que vous soyez anglophones ou francophones à l'ADQ. Moi, je pense que la communauté anglophone du Québec a été prise pour acquis par les libéraux. Je crois qu'elle devrait voter de façon stratégique en faveur du parti de Mario Dumont», a exprimé le maire de Montréal-Ouest, qui assure ne pas avoir l'intention de se porter candidat aux élections.
Mais M. Stuart ne craint-il pas une division du vote anglophone, un scénario qui éventuellement pourrait profiter au Parti québécois? «Non je n'ai pas peur de ça. Et je sais que la communauté anglophone serait écoutée à l'ADQ.»
Dans le comté d'Orford, il y a fort à parier que le candidat libéral Pierre Reid misera aussi beaucoup sur cet électorat. Il a d'ailleurs consenti des efforts particuliers pour aider Stanstead à se relancer ces derniers mois. On l'imagine prêt à travailler d'arrache-pied pour ne pas perdre d'appuis chez les anglophones.
La Nouvelle-Angleterre
Il a également été question d'économie durant la conférence de presse tenue hier matin par Pierre Harvey. Celui-ci a accusé le gouvernement d'avoir laissé se dégrader les liens économiques entre le Québec et la Nouvelle-Angleterre.
«Les États de la Nouvelle-Angleterre, c'est notre marché de base. Je ne peux pas accepter cet immobilisme. Moi, je connais ce coin et je crois que ça fait partie du job de député de se rendre là -bas pour aider nos PME à développer ce marché», a expliqué M. Harvey.
Le candidat adéquiste laisse entendre que, contrairement aux prétentions de certains observateurs, les États-Unis ne risquent pas de devenir plus protectionnistes à cause de l'élection de Barack Obama au poste de président. «Sous Clinton, un autre démocrate, des PME d'ici ont eu beaucoup de succès en Nouvelle-Angleterre.»
Â
















